C’EST QUOI ETRE PSYCHANALYSTE? par Ganaëlle STRIDE

L’ÉCOUTE PLÉINIÈRE ou comment choisir son psychanalyste 

Au-delà de l’école et du courant psychanalytique dans lequel s’inscrit votre analyste, ce qui soigner et guérir nos blessures de l’être est avant tout sa qualité d’écoute et la capacité de ressentir ce qui est dit au-delà des mots.

Comme l’explique très clairement Juan David NASIO dans l’excellente émission « l’inconscient » sur France Inter : « 50 années de pratique de psychanalyse m’ont appris qu’un psychanalyste soigne et guéri ses patient grâce à ce qu’il est inconsciemment, au-delà de ce qu’il a appris, de ce qu’il sait et ce qu’il fait. »

Un psychanalyste est une personne qui à suivi sa propre psychanalyse et qui souhaite partager et accompagner d’autres personnes sur le chemin de la libération. Certes il est nécessaire de suivre un enseignement en psychothérapie afin de connaître les psychopathologies et les traitements qui leur sont associés dans les domaines de la psychiatrie et de la psychologie. Mais aucun diplôme ne peut juger si une personne est parvenue ou non au dépassement de ses propres limitations égotiques.

Car c’est bien là l’essentiel valeur qui fera un bon psychanalyste. Il ne fait pas cela pour lui. Il le fait parce que c’est une évidence de transmettre avec gratitude ce qu’il a lui-même reçu : du temps d’écoute profonde et bienveillante.

C’est cette écoute qui lui à permis de découvrir et de mettre au jour son langage inconscient, au travers du langage inconscient de son ou ses psychanalyste.s. En effet, la psychanalyse consiste à écouter une personne qui raconte son histoire.

Pas juste écouter une histoire, ni écouter une personne. Non, écouter une personne qui est en tain de raconter un moment de son histoire personnelle.

Que se soit en face à face ou allongé sur un divan, la personne qui se raconte va avoir le sentiment de choisir ce qu’elle raconte. Mais je psychanalyste n’écoute pas seulement la personne en train de raconter un morceau de son histoire. Il se met en état d’accueil total pour recevoir les messages conscients ET inconscients de ce qui est en train d’être dit.

Il va écouter et entendre une multitude d’informations, tout ce qui n’est pas forcément dit verbalement : les gestes, les mimiques, les silences, le souffle, les déglutitions, les tic, les répétitions, les petits mots qui font des liens entre les mots… il entends tout, absolument tout.

Et surtout, il fait cela sans aucun jugement ni aucune interprétation.

Ce que l’on nomme l’interprétation psychanalytique, c’est le retour que va faire le psychanalyste à son analysant concernant l’interprétation de son propre ressenti. Il n’interprète en aucun cas ce que dis ou fait son patient. Il lui fait simplement part de ce qu’il à ressenti en lui pendant qu’il l’écoutait, et ce à quoi cela lui à fait pensé, en ayant pris grand soins de faire le tri pour ne pas inclure ce qui pourrait concerner ses propres sentiments. Il doit donc faire le silence en lui, et se demander à chaque fois qu’il ressent quelque chose en écoutant son patient, si ce qu’il ressent le concerne lui ou si cela peut le concerner lui-même car cela le ramène à son propre vécu, ou si cela concerne en effet uniquement son patient.

En effet, nous pouvons tous en faire l’expérience : nous avons souvent le besoin de répondre, lorsque un ami nous fait part d’une expérience qu’il à vécu, « – à oui, moi aussi, ça me rappel lorsque … » et nous lui répondons en lui racontant notre propre histoire, le laissant seul face à son propre récit. Bien que cela soit déjà une forme d’empathie, nous voyons bien dans cet exemple que nous passons à côté de ce que voulait nous dire note ami. Et que notre propre égo à pris le pas sur l’histoire qu’il voulait nous partager.

Un bon psychanalyste n’a pus besoin de partager son histoire et ses expériences de vie. Il à déjà tout dit à son propre psychanalyste et il continue toujours de le faire avec son superviseur. Même si il peut arriver qu’il parle de son vécu, ce n’est jamais pour prendre le pas sur son patient. Cela pour faciliter ce que je nomme « la relience », l’enter dans la relation de confiance, sans laquelle il ne peut y avoir aucune confidence. Parfois cela peut également aider le patient à se sentir compris lorsque son histoire est trop lourde à porter. Il est parfois impossible de dire les choses les plus terrible vécues dans son existence à une personne qui ne réagi pas, qui ne parle pas, qui se contente de secouer la tête en faisant « mh mh» de temps en temps.

Un bon psychanalyste sera dons en mesure d’entendre la personne qui le consulte sur trois plans principaux :

  • ce que dit le corps, à travers les attitudes, les gestes, les redondances, les onomatopées, les tics verbaux, les larmes ou les sourires, les bruits que font les mouvements du corps sur le fauteuil ou le divan, les bruits de l’estomac (qui sont encore plus écoutés en psycho-somato-analyse puisque le thérapeute pose sa main sur le ventre du patient, allongé sur le divan)

           ce que je nomme « la petite musique de fond »

  • ce que raconte le mental, en écoutant les tournures des phrases, les temps du récit, les personnages et ce qu’ils font/disent, ce qui semble le plus important pour la personne…

    j’ appel cela « le scénario conscient ».

  • ce qu’exprime le cœur, à travers les émotions, les sentiments, les ressentis affectifs, les besoins et les manques exprimés verbalement ou non…

  • Le psychanalyste pose des questions, un bon psychanalyste va interroger directement son patient « en quoi cela est si important pour vous  à ce moment là ? », « qu’est-ce que cela vous a fait ressentir ? À quel moment ? Pourquoi ? » ou encore « comment auriez-vous préféré que cela se passe ? »… il s’agit là selon moi de « l’enquête en quête du Soi ». Ces questions sont très souvent celles que l’on retrouve dans les psychothérapies cognitivo- comportementales (TCC) Il peut également, selon les écoles et les courants, se contenter de répéter la dernière phrase, ou le dernier mot d’une phrase pour aider son patient à aller plus loin en dire un peut plus, aller au bout de sa pensée. Car il s’agit avant toute chose de permettre à la personne d’entrouvrir la porte de son langage inconscient, de laisser entendre, entrevoir, ce qui agit au plus profonde de lui, caché derrière les conditionnements multiples (familiaux, sociétaux, mentaux, croyances limitantes, éducation, position sociale, posture de protection, mécanismes, évitements, peurs…)

Le psychanalyse et ne vous dira jamais qui vous êtes. Son rôle n’est pas de définir son patient, ni de lui faire un diagnostique risquant de l’enfermer dans un syndrome dans lequel il risque de s’identifier, s’enfermer.

Un bon psychanalyste doit avant tout nous permettre de prendre conscience de qui nous sommes au travers de ce que nous donnons à voir de nous-même, au-delà de ce que nous lui disons ou non, et en retranscrivant le plus objectivement possible ce qu’il ressent en lui lorsque nous nous confions à lui. Il essaie de nous retranscrire le sens profond des paroles qu’il entends, des comportements associés et de ce qu’il en comprends.

  • Le psychanalyste écoute pleinement. Cette écoute plénière nécessite une fusion intime entre les deux inconscients de l’analyste et de l’analysant. Si cette étape cruciale de la cure n’a pas lieu c’est qu’elle ne s’est pas encore produite.Lorsque cette étape se produit, il est en mesure de ressentir l’émotion traumatique de son patient. L’émotion vécue pendant l’enfance ou suite à un épisode difficile de sa vie.

Habitué au langage de l’inconscient, de part sa formation et le travail qu’il à entrepris sur ses propres rêves et phénomènes inconscients pendant de nombreuses années, un bon psychanalyste est en capacité de visualise les images forces, ou symboles selon la définition de Carl Gustave JUNG.

Il est en mesure d’entrevoir non seulement le scénario vécu par la personne, mais également de ressentir les émotions qui l’ont traversée. Non seulement il se focalise sur le patient qui est en face de lui, parfois submergé par les émotion de son présent pendant qu’il parle face à lui, mais il est en même temps DANS le récit, plongé totalement dans son ressenti physique et émotionnel.

Je prends souvent de la plongée sous marine : A force de plonger dans son propre inconscient, le psychanalyste est devenu un expert en plongée dans l’inconscient. C’est comme-ci le patient était à la surface avec un masque et un tuba, en train de guider son psychanalyste qui lui est plongé dans les profondeurs avec des bouteilles à oxygènes en train de suivre le fil de lumière du récit concernant le passé de son patient.

Et chaque plongée est unique, chaque langage est nouveau, tels des hiéroglyphes à décrypter à chaque fois. Seule le temps, la patiente, le calme et la confiance peuvent permettre de comprendre ce que disent les rêves, ce que nous enseignent les souvenirs et les sensations et donnent des réponses aux mystères de nos comportements lorsqu’ils ne sont plus en harmonie avec nos besoins réels et fondamentaux.

  • Le psychanalyste retranscrit ce qu’il ressent. Lorsque le psychanalyste remonte à la surface, il retranscrit à son patient ce qu’il à vu, ce qu’il à compris, ce qu’il à trouvé, sans jugement, sans interprétation. Juste il donne des mots simples sur ces phénomènes qui ne lui appartiennent pas.

Le patient va lui faire part de son retour, en entendant ces mots parfois pour la première fois posés sur des sensations ou des souvenirs enfouis. Ce retour va permettre au psychanalyste et au patient de revenir ici et maintenant, de faire la part de ce qui est du transfert et du contre-transfert en analysant et interprétant les ressentis de chacun.

Lors de sa restitution , le psychanalyste doit parler vrai et faire attention de ne pas donner des mots avec des sens génériques qui peuvent être mal interpréter ou faire perdre le sens intime du patient face à son histoire.

Un psychanalyste travail avec son inconscient instrumental : c’est un inconscient professionnel qui s’est bonifié a force de capter les images et les mots des patients au fil des années d’écoute plénière. Cela ne peut s’opérer que si nous faisons le silence et le vide en nous.

Des outils de projections peuvent aider le patient à formuler ses ressentis, lorsqu’il lui est vraiment difficile de parler de son histoire. Ainsi, l’analyse des rêves nocturnes, les rêves éveillés produits pendant une écoute sonore ou musicale, ou la description des ressentis vécus face à une œuvre d’art, une photo, un paysage ou un film, seront autant d’aides pour partager à son psychanalyste nos problématiques liés à nos phénomènes inconscients.

Plus profonde sera la pongée en nous-même, plus fortes seront les émotions que nous auront repéré pour les faire ressurgir à la surface et pour les restituer aux patients, là où les maux ne lui permettent pas de trouver les mots pour le dire.

Voici la manière que les psychanalystes ont de soulager les souffrances inconscientes des patients.

Ganaëlle STRIDE

Psychanalyste, Musicothérapeute et Psycho-Somatothérapeute

DISPONIBILITÉS ET TARIFS

Ganaëlle STRIDE – Psychanalyste – Musicothérapeute – Psycho-somatothérapeute

Inscription ou rendez-vous au 06-65-21-62-07 ou sur http://www.web-therapie.fr/ganaelle-stride/

CONSULTATIONS EN CABINET :

Les lundi, mardi et jeudi de 9h à  17h30 Prévoir un plaid, une couverture ou une serviette pour s’installer confortablement sur le divan! il est toujours bon de se cocooner !

  • Séance de 1h = 60€
  • Séance de 1h30 = 80€
  • Séance de 2h = 120€

TELE-CONSULTATION :

  • Séance de 1h = 50€
  • Séance de 1h30 = 70€
  • Séance de 2h = 100€

INTERVENTION EN INSTITUTION :

Les mercredi et vendredi

  • 20€/pers pour les petits groupes de 4 à 6 personnes : groupes actifs (productions musicales sur les instruments, jeux sonores, échanges actifs et participatifs, psychomotricité par la danse et le chant,* etc.)
  • 15€/pers pour les grands groupes de 7 à 10 personnes : uniquement en groupes réceptifs (« écoute passive », rêves éveillés, yoga du son, mandala sonores, participation en chansons, etc.)
  • 30€/ 30 minutes en séance individuelle (détente, pause bien-être, massage corporel et sonore, gestion du stress, relaxation, etc.)
  • 60€/1h en séance individuelle (principalement pour la gestion de la douleur, les troubles de l’attention, les troubles du sommeil, la verbalisation thérapeutique, la gestion des émotions, etc.)
  • forfait 50€/1h à partir de 2 séances par mois.
  • Pour les séances individuelles actives, un bilan et une évaluation en musicothérapie sera fait tous les 3 mois.
  • Frais de déplacement et matériel compris.

*dans la mesure des possibilité physiques des personnes

RÈGLEMENT :
Je ne prends pas la carte bancaire.
Possibilité de paiement en liquide, par chèque, par virement bancaire ou avec PayPal
Certaines mutuelles remboursent quelques séances : code APE 8690F sur présentation d’une facture.

Musicothérapie – Valence – Drôme (26)

Psychothérapeute Humaniste spécialisée en musicothérapie, j’exerce depuis Octobre 2014 dans une Maison d’Accueil Spécialisée auprès de personnes porteuses de lourds handicaps psycho-moteurs.  Nous avons mis en place, avec l’équipe encadrante, 2 groupes de 4 personnes chacun, adaptés aux différents besoins des personnes.J’interviens à titre indépendante, pour ces deux groupes et aussi en consultations individuelles pour les personnes qui ne parviennent pas à intégrer un groupe (autisme), ou lorsqu’un membre du groupe nécessite occasionnellement un échange approfondi.

Le premier groupe est dit « réceptif ». Il s’agit de personnes lourdement handicapées physiquement, avec paralysie totale ou très invalidante. La séance est fondée sur l’écoute de différentes sonorités, respectant les principes du mandala sonore, à savoir 5 styles successifs décrits plus précisément dans cet article : http://web-therapie.fr/articles?id=13

Pendant l’écoute musicale, les personnes sont doucement sollicitées avec de tout petits instruments, qu’elles peuvent effleurer du bout du doigt, afin de rester en lien et en communication avec elles.

Une de mes patientes, atteinte de la maladie de Hungtinton, (cf document*) parvient à s’apaiser avec des sonorités fluides produites par le bol tibétain, ou avec des bruits blancs proposés avec le bâton de pluie. Lorsque des larmes coulent sur les joues de ma patiente, je chante des mots exprimant ce qui se passe dans l’instant présent, et les émotions s’apaisent, les larmes ne coulent plus. Il m’est arrivé de prêter mon bol tibétain aux aides soignant pour faciliter l’endormissement de la patiente, évitant souvent la prise d’un médicament sédatif, ou à tout le moins permettant d’en diminuer la dose.

https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Huntington-FRfrPub118.pdf)

Le second groupe est dis « actif », composé de personnes qui parlent et pouvant bouger au moins les deux bras de façon volontaire. Certaines sont en mesure de se lever et de choisir les instruments mis à disposition au centre de la pièce. Les séance sont principalement basées sur l’échange interactif improvisé entre toutes les personne. Tantôt, l’une est mise en avant et écoutée par les autres, tantôt deux membres du groupes échangent, puis nous échangeons tous ensemble, dans une production sonore principalement rythmique et vocale. L’écoute de soi et des autres est au centre de l’activité. 

Il est intéressant de constater que ces échanges donnent parfois lieux à des règlements de compte entre certains membres du groupe. Ces règlements de comptes se font de façon non agressive, et j’ai pu constater que les échanges aussi bien sonores que verbaux, permettent de dépasser le sentiment négatif pour développer ensuite une certaine complicité entre les membres concernés. La musique, ou du moins la production musicale, semble avoir permis à ces personnes de s’exprimer ensemble sur un mode pacifiste et social, chose quasiment impossible a faire lorsque les émotions prennent le pas sur les mots et fassent « dérailler » la parole. De même, en début de séance les participants sont très enthousiastes. L’introduction de la séance avec un temps de silence et de sonorités fluides permet de faire cesser la logorrhée.

Les interactions musicales permettent la communication car, comme dans le discours naturel, il s’agit d’un échange d’idées imprévisible qui nécessite une collaboration.

Une étude montre que l’improvisation interactive entre deux musiciens se caractérise par l’activation neurologique des zones linguistiques. Ces zones de notre cerveau sont directement impliquées dans le traitement des informations sémantiques du langage. 

Voici une étude qui soutien l’hypothèse que le discours musical engage les régions linguistiques du cerveau spécialisées pour le traitement syntaxique, mais n’est pas subordonné au traitement sémantique. Les régions du cerveau qui traitent des informations liées au langage seraient donc en fait imbriquées dans une zone plus large qui concerne la communication en générale.

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0088665

Article rédigé par Ganaëlle STRIDE, le 12/03/2015

Ganaëlle STRIDE

Musicothérapeute, Valence

06.65.21.62.07

Leçon de Cosmologie Aborigène : LA TERRE MOLLE

« Ngulala » signifie quand la terre était molle. Jumarda est l’esprit invisible.
Telle une brume, un brouillard, une fumée, ce voile couvrait la terre. Et le Wanjina* qui s’appel Jumarda, l’esprit invisible, a fait la terre et tout le reste. Et il a mis sa lumière. Quand cette lumière fût peinte, elle est devenue la Voie Lactée… Tout les arbres se firent à partir de lui.

Narkunjaja est le temps où la terre était nue, Ngulala, molle comme la gelée. Alors des Wanjina ont commencé à marcher. Ils ont pensé aux arbres, aux rivières, aux montagnes. Tout était sombre.
Les Wanjina ont fait le soleil pour sécher l’endroit. Alors les pierres molles sont devenues dures. C’était leur pouvoir de faire advenir la force des choses, pour qu’elles se tiennent debout, vivantes. Toutes les pierres ici sont vivantes. Seuls les volcans sont des roches mortes.
Ensuite, ils ont regardé la beauté du paysage. Il n’y avait personne pour s’en occuper.
C’était les jours de l’aurore, quand tout était nouveau. Les Wanjina ont commencé à faire le soleil : une femme trés belle, pleine de couleurs. Du temps où tout était en création, tout resplendissait merveilleusement, tout était lumineux, brillant. Mère soleil donna une fille. Un jour, la fille dit à la mère : « regarde, mère, tu as trop de pouvoir, tu sèche toutes les rivières, même les fourmis qui se déplacent n’ont pas d’eau… Tu ferais aussi bien de t’arrêter maintenant. Je vais sortir de l’espace pour donner un peu de pouvoir d’ici. » et la mère dit  » D’accord, je t’envoie. » Depuis, par un petit portail, à l’est, la fille soleil se lève tout les matins et voyage pour répandre son pouvoir partout…

Un jour, un serpent Awanpangari sortit du petit portail. Il s’est approché d’elle et lui dit : « regarde, je suis plus beau que toi. « … « Non ! je brille plus que toi !! « … Ils se disputèrent ainsi. Elle le mit en colère et il la mordit à la cuisse. Ce serpent lui prit un long morceau de chair là, dans la jambe. C’était un homme. Elle tomba malade.

A midi, nyinaringi, c’est « l’os de la journée », c’est le milieu, le moment où le Serpent à mordu la fille Soleil.
A midi, il fait très chaud. Nous regardons le côté de la journée selon la température, et c’est là, au milieu, qu’elle était à l’agonie. Une heure… deux heures de l’après-midi… elle souffrait. Et quand le soleil baisse et s’affaiblit, il fait de plus en plus frais, jusqu’à quatre heures… cinq heures… alors c’est la fin de la journée. Quand elle à roulé de douleur, elle est tombée en bas, vers l’ouest. Puis elle s’envole et fait le tour jusqu’à sa mère, à l’Est.
 » Mère, cet homme Awanpangari m’a dit qu’il était plus beau, il est jaloux de moi, maman… »
« – ne t’inquiète pas, ma fille, tu es belle, tu iras partout, tu seras le soleil magnifique voyageant chaque jour, tu seras belle tout le reste de ta vie. »

Et c’est pourquoi on la voit monter et descendre, car sa mère l’aimant tant.

Ils n’étaient que deux -le Serpent et la Fille Soleil- à se jalouser l’un l’autre dans l’histoire. Ce sont eux qui commencèrent à se battre, commençant la jalousie qui continue depuis!  Alors nous nous battons et nous nous jalousons les uns les autres.

C’était au début des temps Mangarari, l’âge de glace. Puis il y à eu le brouillard mouillé et froid, ça faisait comme une vapeur montant de la terre, très épaisse, pendant très longtemps, avant que le soleil ne change les choses….

 

Texte extrait du film Milli Milli « messages », de Jowandi Wayne Baker, 1992.

* les Wanjina sont des esprits de l’eau, assurant la vie. Ils sont représentés dans les lieux sacrés sous forme de fresques géantes représentant des visages gigantesques

Pour aller plus loin : http://www.adhes.net/le-concept-d-ombre.aspx

Le bien-être informatique

Ceci peut sembler assez paradoxal d’appliquer une thérapie autour de l’informatique. Et pourtant, la relation que l’on entretient avec ces appareils complexes est souvent aussi proche qu’avec des êtres vivants.

Une relation complexe

L’informatique, par le biais des micro-ordinateurs, des smartphones, des tablettes, prend une place de plus en plus importante dans notre vie. Ces outils accroisssent notre productivité, nous divertissent, éprouvent notre créativité, nous ouvre au reste du monde, et nous leur en sommes reconnaissants.

StressCependant, il suffit que quelque chose n’aille pas dans notre sens pour que l’appareil en face de nous soit insulté, parfois violemment maltraité. Faisons-nous de même avec le marteau qui aterrit sur notre doigt ou la serrure qui se coince.

De plus, l’outil informatique apporte quelque chose de plus qu’un marteau, qui a une fonction finie : l’ajout de fonctionnalités par des logiciels ou des sites Web. Plus l’outil devient polyvalent, plus notre relation avec lui deviendra ambigüe, au point de devenir notre ami, notre confident, notre drogue.

Les causes des dysfonctionnements

Ca ne marche pas ! entend-on souvent dire. « ça », c’est un grain de sable dans l’engrenage complexe des lignes de programmation des logiciels installés sur votre appareil. On peut distinguer les « bugs » suivants :

Bug de compatibilité matérielle

C’est un bug fréquent sur les appareils mobiles et concerne la taille de l’écran, la puissance minimale du processeur, la capacité minimale de mémoire… Il s’agit majoritairement de ressources trop faibles pour favoriser la bonne marche du logiciel.

Il existe aussi d’autres incompatibilités : un appareil en Firewire (ancien port des camescopes numériques) ne peut être branché que sur un PC équipé lui aussi de port Firewire ; une entrée son pour appareil hi-fi n’acceptera pas de microphone car la sensibilité d’entrée de ce dernier est trop faible, etc.

Sad Mac

Bug de compatibilité logicielle

C’est un des bugs les plus complexes, car il faut savoir qu’un logiciel (un programme, une application, c’est la même chose) n’est pas autonome et nécessite des fichiers mis à disposition par le système (MacOS X sur Mac, Windows, Linux, Android sur smartphone…), et que ces derniers évoluent très rapidement. De ce fait, des fonctionnalités peuvent devenir obsolètes sur des nouveaux systèmes et absentes sur d’anciens systèmes (pour info, il existe plus de 10 versions d’Android déployées sur le marché).

Les problèmes de pilotes matériels subissent le même sort. Un pilote est un fichier faisant le lien entre les programmes et les matériels (cartes graphiques, manettes, etc.).

Bug de programmation

La hantise des développeurs. Il s’agit principalement de cas de figures non gérés entrainant une réaction inappropriée du logiciel : appui sur plusieurs boutons simultanément, non-attente de fin de traitement, erreur de gestion d’allocation de mémoire (on sature ou on va grapiller de la place sur la mémoire allouée à d’autres programmes, qui plantera)…

Les plus fainéants laisseront passer tous les cas d’erreurs (on continue), les plus précautionneux afficheront un message, avec la possibilité d’envoyer des données pour faciliter la correction au développeur (version du système, du matériel, autres programmes actifs…).

Neutrinos

Les neutrinos sont des particules cosmiques qui ont la propriété de modifier la valeur des transistors dans les microprocesseurs. Ces derniers étant gravés de plus en plus finement, ils deviennent donc de plus en plus sensibles à ces particules.

Ces particules se dissipent partiellement en traversant l’atmosphère, mais sont beaucoup plus nombreuses en altitude. De ce fait, les cas de plantage se multiplient au fur et à mesure que l’on grimpe, notamment en avion.

Electricité statique

Electricité statiqueVoici le point où va jouer la thérapie. L’énervement, la colère, le stress, génèrent en nous des flux d’électricité que nos machines sont en mesure d’absorber. Mais à trop forte dose, cette électricité peut altérer le bon fonctionnement de l’appareil, voire le rendre inutilisable.

Ainsi, en gérant son stress, en mettant de la distance sur la relation que l’on porte à l’outil informatique, on arrive à une meilleure utilisation et une plus grande longévité des composants.

Cela peut se faire de différentes manières : relaxation, méditation, changement d’habitudes quant à l’utilisation de la machine, limitation des objets, épuration de l’environnement…

Mon plus

Je peux, en tant que webmaster, créer les outils dont vous avez besoin, qui vont répondre à votre demande, avec la capacité de le faire évoluer et de l’adapter.

Contactez-moi sur Skype pour que nous vous apportions la sérénité d’emploi de l’outil informatique alliée à l’efficacité espérée.

Ma devise : n’utilisez pas un tournevis pour planter un clou.
Demandez un marteau !

Stage « couple » dans les Hautes Vosges

Qu’en est-il aujourd’hui de votre

relation amoureuse ?

 

Dans Le tourbillon de la vie, le couple s’enlise peu à peu dans des habitudes, des reproches, des frustrations et dans des conflits à répétition. 


Nous vous proposons un espace de respiration pour votre couple, un temps d’arrêt pour faire le point. 

Il s’agira dans ce stage de regarder ensemble d’un peu plus près ce qui se joue entre vous, ce qui se dit, comment cela se dit, mais aussi ce qui ne se dit pas et qui a besoin d’être mis en mots.

La dynamique du groupe sera votre  force, votre soutien et la richesse de ce stage.

 

« Prendre soin de  

Son couple »

Stage résidentiel à la Bresse 

13-14 avril 2013

Animé par Elisabeth Metzger et Didier Friederich 

Thérapeutes psychocorporels



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Contact, renseingnement :  

friederich.didier@gmail.com