Musicothérapie à Valence (26, Drôme)

Psychothérapeute Humaniste spécialisée en musicothérapie, j’exerce depuis Octobre 2014 dans une Maison d’Accueil Spécialisée auprès de personnes porteuses de lourds handicaps psycho-moteurs.  Nous avons mis en place, avec l’équipe encadrante, 2 groupes de 4 personnes chacun, adaptés aux différents besoins des personnes.J’interviens à titre indépendante, pour ces deux groupes et aussi en consultations individuelles pour les personnes qui ne parviennent pas à intégrer un groupe (autisme), ou lorsqu’un membre du groupe nécessite occasionnellement un échange approfondi.

Le premier groupe est dit « réceptif ». Il s’agit de personnes lourdement handicapées physiquement, avec paralysie totale ou très invalidante. La séance est fondée sur l’écoute de différentes sonorités, respectant les principes du mandala sonore, à savoir 5 styles successifs décrits plus précisément dans cet article.

Pendant l’écoute musicale, les personnes sont doucement sollicitées avec de tout petits instruments, qu’elles peuvent effleurer du bout du doigt, afin de rester en lien et en communication avec elles.

Une de mes patientes, atteinte de la maladie de Hungtinton, (cf document*) parvient à s’apaiser avec des sonorités fluides produites par le bol tibétain, ou avec des bruits blancs proposés avec le bâton de pluie. Lorsque des larmes coulent sur les joues de ma patiente, je chante des mots exprimant ce qui se passe dans l’instant présent, et les émotions s’apaisent, les larmes ne coulent plus. Il m’est arrivé de prêter mon bol tibétain aux aides soignant pour faciliter l’endormissement de la patiente, évitant souvent la prise d’un médicament sédatif, ou à tout le moins permettant d’en diminuer la dose.

https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Huntington-FRfrPub118.pdf)

Le second groupe est dis « actif », composé de personnes qui parlent et pouvant bouger au moins les deux bras de façon volontaire. Certaines sont en mesure de se lever et de choisir les instruments mis à disposition au centre de la pièce. Les séance sont principalement basées sur l’échange interactif improvisé entre toutes les personne. Tantôt, l’une est mise en avant et écoutée par les autres, tantôt deux membres du groupes échangent, puis nous échangeons tous ensemble, dans une production sonore principalement rythmique et vocale. L’écoute de soi et des autres est au centre de l’activité.

Il est intéressant de constater que ces échanges donnent parfois lieux à des règlements de compte entre certains membres du groupe. Ces règlements de comptes se font de façon non agressive, et j’ai pu constater que les échanges aussi bien sonores que verbaux, permettent de dépasser le sentiment négatif pour développer ensuite une certaine complicité entre les membres concernés. La musique, ou du moins la production musicale, semble avoir permis à ces personnes de s’exprimer ensemble sur un mode pacifiste et social, chose quasiment impossible a faire lorsque les émotions prennent le pas sur les mots et font « dérailler » la parole.

En début de séance les participants sont très enthousiastes. L’introduction de la séance avec un temps de silence et de sonorités fluides avec le bol tibétain (diamètre 30cm, Rè Dièse) permet de faire cesser la logorrhée.

En fin de séance, c’est le didjéridoo (Mi Bémol) qui aide les personnes à revenir centrées sur soi, dans une sonorité basses et apaisantes.

Les interactions musicales permettent la communication car, comme dans le discours naturel, il s’agit d’un échange d’idées imprévisible qui nécessite une collaboration.

Une étude montre que l’improvisation interactive entre deux musiciens se caractérise par l’activation neurologique des zones linguistiques. Ces zones de notre cerveau sont directement impliquées dans le traitement des informations sémantiques du langage.

Voici une étude qui soutien l’hypothèse que le discours musical engage les régions linguistiques du cerveau spécialisées pour le traitement syntaxique, mais n’est pas subordonné au traitement sémantique. Les régions du cerveau qui traitent des informations liées au langage seraient donc en fait imbriquées dans une zone plus large qui concerne la communication en générale.

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0088665

S.A.P : le Syndrome d’Alienation Parentale, comment le detecter, l’evaluer et le traiter ?

S.A.P : le Syndrome d’Alienation Parentale, comment le detecter, l’evaluer et le traiter ?

Le syndrome d’aliénation parentale… De nos jours, tout le monde en a entendu parler. Mais le plus souvent ce terme désigne quelque chose d’obscure car notre esprit refuse le plus souvent de croire qu’il puisse exister des parents capables d’infliger de la violence envers leurs propres enfants. Car il s’agit bien ici de violence, certes morale plus que physique, mais est-ce une raison pour fermer les yeux?

« Toute tentative d’aliéner les enfants par rapport à l’autre parent doit être vue comme une violation directe et délibérée de l’un des premiers devoirs de la parenté, qui est de promouvoir et d’encourager une relation positive et affectueuse avec l’autre parent, et le concept de responsabilité parentale partagée. »

 Priver un enfant de l’affection d’un de ses parents, en le privant par tous les moyens de ses droits de visite, c’est l’obliger à faire le deuil de celui-ci alors qu’il est encore vivant.

Au niveau traumatique, pour comprendre ce que vit l’enfant aliéné concrètement, il suffit d’imaginer qu’un de ses parents (le parent aliénant), lui mette un revolver entre les mains et l’oblige à tirer sur son autre parent (le parent cible).

Dans cet article, je vais tenter de faire le point sur les connaissances actuelles à ce sujet, pour comprendre le syndrome d’aliénation parentale, et tenter de répondre à ces questions : comment le détecter, l’évaluer et le traiter.

Pour ce faire, j’apporterais en point d’appui le résumer des quatre critères de BONE et WALSH, précurseurs américains dans le domaine.

1/ Comment détecter de syndrome d’aliénation parentale (S.A.P) ?

Comment cela commence ?

Lorsqu’une séparation ou un divorce se fait de façon conflictuelle, il arrive que l’un des parents exerce une pression sur l’enfant dans le but de détruire l’image de l’autre parent. Cela arrive pour diverses raisons.
Dans la plupart des cas, il s’agit du fait que la relation affective soit non résolue entre les partenaires.
Le parent aliénant utilise alors l’enfant pour continuer à blesser le parent cible. L’enfant subit un véritable « lavage de cerveau » concernant tous les affects qu’il pouvait éprouver auparavant envers le parent cible, dans le but d’intégrer une image dévalorisante de celui-ci, et ceci peut aller jusqu’à le diaboliser.
Ainsi, l’enfant fait corps avec le parent aliénant, en se conformant à ses désirs. Le plus souvent, il fait cela par résignation, pour ne plus subir le harcèlement du parent aliénant.

Qu’est-ce que l’aliénation?

On parle d’aliénation quand un individu perd la maitrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures. Elle peut se situer au niveau psychique (aliénation mentale) ou social (aliénation sociale et économique). Il s’agit à la base d’un terme juridique.

L’usage du terme aliénation renvoie à une perception du monde stable dans la durée et influençant grandement la conduite de l’individu. En se sens, l’aliéné ne travail pas directement pour ses intérêts, et il peut ne pas en être conscient.

La rupture d’un couple est très souvent liée à une perte de confiance en l’autre, et le lien qui lie l’enfant aux parents est encore souvent fusionnel.

L’enfant est encore dépendant affectivement, sans distinction entre ses deux parents.

Quand ceci est insupportable pour l’un des parents, il peut refuser de laisser partir son enfant chez l’autre parent « en toute confiance ».
Il peut alors développer tout un arsenal d’argumentations et de comportements «aliénants» en commençant par critiquer ouvertement devant son enfant l’autre parent.
Il peut aller jusqu’à considérer le divorce comme une véritable « lutte pour « garder » son enfant pour lui seul ».
Cela peut aller jusqu’à l’accusation de violences physiques et même d’attouchements sexuels dans le but de convaincre le juge qu’il doit protéger l’enfant de son autre parent.

2/ Comment l’évaluer ? : Les quatre critères d’identification de l’aliénation parentale de BONE et WALSH

J. Michael BONE, psychothérapeute indépendant et médiateur familial certifié dans le Maitland, et Michael R. WALSH, praticien indépendant à Orlando, sont tous deux experts dans la détection du syndrome d’aliénation parentale et ont travaillé en étroite collaboration avec les professionnels de la justice pendant près d’une vingtaine d’années aux Etats-unis.

Ils ont élaboré 4 critères faciles à identifier indépendamment du dossier judiciaire. Quand il y a doute sur l’un des parents, ces critères peuvent être utilisés pour guider l’avocat dans la déposition des témoins aussi bien que dans leur examen au tribunal.

Ces quatre critères sont : 

  1. l’entrave du parent aliénant à la relation et au contact avec le parent cible, et le dénigrement de celui-ci devant l’enfant,
  2. des accusations graves et non fondées d’abus du parent aliénant envers le parent cible,
  3. la détérioration de la relation affective de l’enfant envers le parent cible depuis la séparation,
  4. des réactions de peur intense chez l’enfant dans sa relation avec le parent cible, par crainte inconsciente de déplaire au parent aliénant.
  • Critère I : Entrave à la relation et au contact

Le critère I concerne l’entrave active à la relation et au contact entre l’enfant et le parent cible. L’argument utilisé pour justifier cette entrave peut prendre de nombreuses formes. Un des plus courants est celui de la protection. Il peut être argumenté que le parent cible est incapable, ou moins capable de s’occuper de l’enfant et qu’alors l’enfant vit très mal les visites…
Dans les cas extrêmes, cela peut prendre la forme d’allégations d’abus, très souvent d’abus sexuels.

A un niveau plus courant et subtil, l’argument invoqué pour suspendre les visites est que « le parent cible n’est pas « stabilisant » pour l’enfant » et « qu’ils ont besoin de temps pour s’y adapter « .
Dans ce cas-ci, le parent cible n’est pas considéré comme un membre clé de la famille, mais plutôt comme une connaissance agaçante que l’enfant doit voir de temps en temps.
Une expression encore plus subtile de ceci est que la visite n’est pas « commode », elle est considérée comme un devoir ou une corvée.

Un phénomène souvent vu dans ce contexte est que la moindre entorse au programme prévu pour les visites est utilisée comme une raison pour supprimer complètement la visite.

Au cours du temps, le fait d’entendre des critiques constantes et des accusations d’incompétences abime sérieusement la relation entre l’enfant et le parent cible.

« Un rapport dominant/dominé entre les parents »

Le fil conducteur de toutes ces tactiques est qu’un parent est supérieur à l’autre et par conséquent que celui-là doit être écarté de la vie de l’enfant. Le parent aliénant dans ces circonstances agi comme un écran entre l’enfant et le parent cible.

Quand ceci se produit pendant longtemps, l’enfant reçoit le message non-dit mais clair qu’un parent est supérieur à l’autre. Les plus jeunes enfants sont plus vulnérables à ce message et tendent à l’accepter sans esprit critique. Cependant, cela fonctionne même au cours de l’adolescence.

CRITERE DE DETECTION I:

le concept important ici est que chaque parent reçoive la responsabilité de promouvoir une relation positive avec l’autre parent. Quand ce principe est violé dans le contexte d’entrave à la relation sur une base consistante, on peut assurer que le critère I du syndrome d’aliénation parentale a été identifié sans aucun doute.

  • Critère II : Allégations non fondées d’abus

Le second critère est relatif aux accusations fausses ou non fondées d’abus à l’égard du parent cible. L’expression la plus stridente de ceci est la fausse accusation d’abus sexuels.

Il a été étudié que l’incident de fausses allégations d’abus sexuel compte pour plus de la moitié des cas étudiés, quand les parents divorcent mais sont toujours en conflit sur des éléments postérieurs à la séparation.

Les jeunes enfants sont plus vulnérables aux manipulations impliquées par de telles fausses allégations.
Quand le dossier montre qu’au moins un rapport d’un tel abus s’avère non fondé, il est conseillé à l’enquêteur de rechercher d’autres expressions de fausses accusations. En effet, d’autres exemples peuvent être trouvés comme des allégations d’abus physique, que les enquêteurs montrent ultérieurement comme étant non fondées.

« les fausses accusations sont souvent des faits

non physiques et sans témoin »

Notre expérience nous a montré qu’il y a plus de fausses allégations d’abus non physiques, parce que les abus physiques laissent des traces visibles évidentes. Il est beaucoup plus facile d’accuser mensongèrement quelqu’un de quelque chose qui ne laisse aucun signe physique et n’a pas de témoin tiers.
Une forme plus courante d’expression de ceci serait celle qualifiée d’abus émotionnel.

Quand de fausses allégations d’abus émotionnel sont soulevées, on trouve souvent que ce qui est présent est en l’occurrence un jugement parental différent qui est considéré comme « abusif » chez le parent aliénant.
Par exemple, le parent cible peut laisser l’enfant veiller plus tard le soir que l’autre parent, et ceci va être considéré comme « abusif » ou « préjudiciable » à l’enfant par ce parent aliénant.
Ou encore, le parent cible peut introduire son nouveau « partenaire » dans la vie de l’enfant, alors que le parent aliénant estime que ceci n’est pas une bonne chose. Il peut qualifier cela « d’abus » envers l’enfant.

Alternativement, un parent peut engager un enfant dans une activité que l’autre parent désapprouve et cette activité est, en la circonstance, une différence d’opinion parentale qui est alors décrite comme étant abusive par nature.

Ces exemples ne sont pas très importants quand ils apparaissent individuellement du contexte de séparation. Mais à la longu, ils peuvent conduire à traiter la différence parentale dans des termes inappropriés et baser la relation sur des jugement subjectif. Tout cela en prétextant agir « pour le bien de l’enfant » ce qui est d’autant plus préjudiciable pour lui !

Suivant ce schéma, toutes les façons d’agir peuvent être présentées de façon à véhiculer le message d’abus, directement ou indirectement. Quand ce phénomène se produit littéralement des milliers de fois et de manières différentes, il est important de comprendre que chacun semble insignifiant en lui-même, mais l’atmosphère émotionnelle qui se crée induit un effet clairement aliénant sur l’enfant.

Evidemment, ce type d’amertume est très courant dans les séparations et de tels conflits ne doivent pas nécessairement être mal interprété ou pris comme une illustration du syndrome d’aliénation parentale.

Cependant, ce critère est clairement présent et identifiable quand le parent aliénant est très motivé pour lancer violemment les accusations d’abus, plutôt que d’être réservé, prudent et même réticent à faire ainsi. Le parent non aliénant est motivé par la volonté de favoriser la relation de l’enfant avec l’autre parent.

CRITERE DE DETECTION II :

Le parent responsable n’invoquera seulement des mauvais traitements qu’après avoir essayé et échoué d’expliquer pourquoi le problème en question ne constitue pas une maltraitance.

En résumé, le parent responsable donnera à l’autre parent le bénéfice du doute quand de telles allégations surviennent. Il ou elle hésitera de quel côté pencher, alors que le parent aliénant ne ratera pas une occasion d’accuser l’autre parent. Quand cette attitude existe de manière claire et cohérente, ce critère II du syndrome d’aliénation parentale est confirmé.

  • Critère III : Détérioration de la relation depuis la séparation

C’est le troisième critère nécessaire pour la détection du syndrome d’aliénation parentale. Il est probablement le moins décrit et identifié, mais il est fondamentalement l’un des plus importants.

Il s’agit de l’existence d’une relation positive entre l’enfant mineur et le parent cible, avant la séparation du couple, et à sa dégradation substantielle ultérieure.

La reconnaissance d’un tel déclin ne va pas de soi. C’est, l’un des plus importants indicateurs de présence de l’aliénation mais aussi la mesure de son « succès » relatif.

Evaluation de ce critère :

  1. Si un parent avait une relation bonne et réciproque avec les enfants avant la séparation, et une relation très distante après, alors on peut à tout le moins supposer, sauf preuves du contraire, que quelque chose a causé ce changement.
  2. Si ce parent essaye clairement de maintenir une relation positive avec les enfants à travers des activités et que les enfants ne veulent plus le voir ou l’impliquer dans leurs vies, alors on pourra seulement spéculer qu’un processus d’aliénation a été mis en œuvre.

 

Les enfants ne perdent pas l’intérêt pour un parent de façon naturelle.
Ils ne deviennent pas non plus distants simplement à cause de l’absence de ce parent. Aussi, des relations parentales saines et établies ne s’érodent pas naturellement. Elles doivent être attaquées. Donc, un dramatique changement dans ce domaine est toujours un indicateur qu’un processus d’aliénation a eu quelque succès.

« Il est important d’avoir une évaluation précise des rapports
et des liens existants entre l’enfant et chacun des parents
avant la séparation ou le divorce. »

Si cette pièce du puzzle est négligée, les conséquences peuvent être dévastatrices pour la survie de la relation parentale.
Sans cette composante, le tribunal peut facilement être tenté de conclure prématurément ou être trompé afin de penser que le trouble de l’environnement de séparation est représentatif de la vraie relation parent-enfant.

« Dès que ce jugement est prononcé par la cour, il est très difficile de revenir en arrière pour corriger cette fausse perception. »

A propos de l’utilisation d’experts, il faut comprendre que tous les professionnels de santé mentale ne sont pas conscients de ce problème, ou ne savent pas comment traiter le phénomène du syndrome d’aliénation parentale.

Quand un professionnel de santé mentale peu familier avec ce syndrome est consulté pour une recommandation au sujet du droit de visite et d’hébergement ou des problèmes liés, il ou elle peut potentiellement faire plus de mal que de bien.
Par exemple, si le psychologue néglige d’enquêter sur la relation avant la séparation avec chacun des parents et l’enfant, il ou elle peut alors très facilement évaluer à tort que l’acrimonie actuelle est représentative de la relation, et recommander que l’enfant doive avoir moins de visites avec le parent qu’il repousse, confortant évidemment ainsi la progression du syndrome d’aliénation parentale non diagnostiqué !

Si cet expert néglige aussi l’évaluation critique des accusations d’abus ainsi que le moment où elles sont apparues, elles pourraient être prises pour argent comptant et alimenter potentiellement un syndrome d’aliénation parentale non diagnostiqué.

Si ce professionnel n’est pas également sensible aux subtilités de l’obstruction de l’accès au parent cible, il ou elle pourrait potentiellement l’encourager, contribuant par là au processus de syndrome d’aliénation parentale.

Quand ces choses arrivent, l’expert professionnel de santé mentale devient alors involontairement partie prenante de l’aliénation parentale.
Ceci est alarmant, et arrive malheureusement souvent.

Suffit-il de dire, si on soupçonne un syndrome d’aliénation parentale, que l’avocat doit attentivement et soigneusement évaluer l’investigation et la conclusion du professionnel de santé mentale?
Ne pas le faire peut causer un dégât irréversible au dossier, et finalement à l’enfant !

CRITERE DE DETECTION III :

une enquête doit être menée et déterminer les relations antérieures de chaque enfant(s) avec chaque parent. Si cette enquête démontre :

  1. un changement majeur dans le sens de la dégradation de la relation affective entre l’enfant et un des parents, 
  2. associé à un comportement d’obstruction des visites 
  3. et d’accusations d’abus de la part de l’autre parent, sans preuves tangibles et sans abus réels  
Alors ce critère d’évaluation III du Syndrome d’Aliénation Parentale est confirmé.
  • Critère IV : Réaction de peur intense des enfants

On considère que le quatrième critère nécessaire pour la détection du syndrome d’aliénation parentale est plus psychologique que les trois premiers.

Il fait référence à une l’apparition chez l’enfant d’une réaction évidente de peur de déplaire ou de contrarier le parent aliénant, pouvant le pousser à agir à l’encontre du parent cible.

En résumé, un parent aliénant impose l’adage : « J’ai raison, fais comme moi ».
Si l’enfant désobéit à cette directive, en particulier en exprimant une approbation positive du parent cible, les conséquences peuvent être très sérieuses : punition, privation, chantage affectif, menace d’abandon… Il n’est pas rare pour un parent aliénant de rejeter les enfants, en leur disant qu’ils iront vivre avec le parent cible, et en affirmant qu’ils ne pourront plus jamais se revoir. Cette menace n’est pas mise à exécution, mais elle agit comme un message d’avertissement permanent.

L’enfant est mis dans une position d’être « l’agent » du parent aliénant et il est continuellement confronté à divers tests de loyauté. La conséquence importante ici est que le parent aliénant force l’enfant à choisir ses parents. Ceci, évidemment, est en opposition directe avec le bien-être émotionnel de l’enfant.

Afin d’apprécier pleinement ce scénario, on doit réaliser que le processus du syndrome d’aliénation parentale agit dans un environnement « basé sur la terreur ». C’est l’installation de la terreur par le parent aliénant chez l’enfant mineur qui alimente la conduite dans cette voie. Cette peur agit sur l’angoisse la plus fondamentale inhérente à la nature humaine – la peur de l’abandon.

Les enfants dans ces conditions vivent dans un état de désordre et de menaces de représailles chroniques. Quand l’enfant ose vraiment défier le parent aliénant, il apprend rapidement qu’il y a un sérieux prix à payer. Ensuite, les enfants qui vivent de telles vies développent un sens aigu de la vigilance pour ne pas déplaire au parent aliénant.
L’observateur sensibilisé peut le constater lorsque les programmes de visite changent subitement sans raison apparente.
Dans cet exemple, lorsque l’instant du rendez-vous approche, l’enfant change subitement d’humeur et commence à protester bruyamment contre une visite dont il ne s’était pas plaint auparavant.

Cette réaction viendrait du fait que l’enfant a besoin d’un temps psychologique pour se préparer à vivre avec le parent aliénant. Il doit se mettre en condition de « ne plus être l’enfant de l’autre parent (cible) ». L’enfant s’est littéralement obligé de « se couper en deux » pour survivre à la pression qu’il subit au contact du parent aliénant. Si on ne lui laisse pas ce temps de préparation psychologique, il se retrouve dans une situation psychique de traumatisme.

C’est dans ces circonstances qu’un tribunal, suspectant le syndrome d’aliénation parentale doit appliquer dans des termes stricts les visites programmées qui autrement n’auraient pas lieu ou seraient ignorées.

Le parent aliénant peut sembler le plus souvent désorienté face au changement soudain dans l’attitude de l’enfant à l’égard des visites. En fait, le parent aliénant apparaîtra souvent comme celui qui encourage les visites. Ce scénario est très courant dans les familles au syndrome d’aliénation parentale. Il est standard car il dissimule, au moins pour un instant, la politique de terreur (ou le mécanisme de peur) sur lequel repose le processus d’aliénation.

Une autre manière d’exprimer ce concept serait qu’à chaque fois que l’on donne à l’enfant le choix de la visite, il est mis en position d’exprimer sa loyauté à l’égard des souhaits du parent aliénant en refusant toute visite avec l’autre parent. S’écarter de cela ouvre la porte à l’abandon de l’enfant par le parent avec lequel il vit la grande majorité du temps. Les enfants, dans ces circonstances, n’opteront pas de leur pleins grés vers le libre choix. Le tribunal doit alors agir de manière expéditive pour les protéger et utiliser un éventail de remèdes spécifiques et disponibles.

« les enfants apprennent à manipuler pour survivre »

En conséquence de ce qui précède, les enfants apprennent à manipuler. Les enfants choisissent souvent un parent au détriment de l’autre, dans une démarche visant à obtenir quelque avantage. Dans le cas du syndrome d’aliénation parentale, la même dynamique agit à un niveau plus désespéré. Car au-delà de manipuler pour obtenir un avantage, les enfants apprennent à manipuler juste pour survivre.
Ils deviennent experts avant l’âge pour décrypter l’environnement émotionnel, dire des vérités partielles, et enfin s’enliser dans les mensonges. On doit cependant rappeler que ce sont des stratégies de survie qu’ils ont été obligés d’apprendre afin de préserver la paix à la maison et éviter les attaques émotionnelles du parent gardien.

Cette explication étant donnée, il est parfois plus facile de voir pourquoi les enfants, dans un effort pour gérer cette situation, trouvent souvent plus facile de commencer à intérioriser les perceptions du parent aliénant à l’égard du parent cible et commencer à faire écho à ces sentiments. C’est l’un des plus irrésistibles et dramatiques effets du syndrome d’aliénation parentale, c’est-à-dire, entendre un enfant vilipender le parent cible et rejoindre le parent aliénant dans de telles attaques. Si l’on n’est pas sensible au  » mécanisme de terreur  » au cœur de ceci, il est difficile de ne pas prendre les protestations de l’enfant pour de l’argent comptant. Ceci, évidemment, est conforté lorsque l’expert n’est pas sensible à cette puissante composante de terreur, mais croit que l’enfant exprime ses sentiments profonds en contrevenant par un plan de  » non visite « .

CRITERE DE DETECTION IV :

l’enquête (expertise psychologique) doit montrer :
  1. la peur de déplaire au parent aliénant
  2. l’angoisse d’abandon
  3. le conflit de loyauté lors de changements impromptus de modalité de garde
  4. la capacité de l’enfant à manipuler l’adulte dans un but d’auto-protection et de survie.
Les changements majeurs de comportement chez l’enfant avant le changement de garde sont également révélateurs.
Si au moins 3 de ces points sont confirmés,alors le critère VI du syndrome d’aliénation parentale est confirmé.
Lorsque les 4 critères d’évaluation du syndrome d’aliénation parentale sont confirmés, alors le syndrome d’aliénation parentales est validé. 

3/ Conclusion

Tous les critères énumérés ci-dessus peuvent sembler indépendants les uns des autres dans les divorces ou séparations hautement conflictuels. Aussi rappelons que la présence de quelques-uns d’entre eux ne constitue pas toujours un syndrome d’aliénation parentale.

Cependant, lorsqu’ils sont présents tous les quatre, et si la possibilité de réels abus a été raisonnablement écartée, le processus d’aliénation parentale agit !

Ceci ne veut pas nécessairement dire qu’il réussira à ce que l’enfant soit aliéné avec succès.

Le meilleur indicateur prévisionnel d’une aliénation réussie est directement lié au succès du parent aliénant à écarter les enfants du parent cible.

Comment savoir si l’aliénation à réussi ? 

Il y a des variations qui permettent de voir les effets de l’aliénation parentale et permettent d’indiquer si elle à réussi ou non.

  1. Quand il y a des périodes substantielles au cours desquelles les enfants ne voient pas l’autre parent (cible), des comportements de défense, des somatisations, peuvent montrer qu’ils sont empoisonnés par ce processus. Cela peut aller jusqu’à un profond repli sur soi, et/ou l’apparition de comportements déviants (fugues, négligence de soi, dépression, actes de violence, baisse des résultats scolaires…)
  2. Une autre variable donne une indication du succès de l’aliénation est l’âge de l’enfant. Les plus jeunes enfants sont généralement plus vulnérables que les plus âgés. Mais quel que soit l’âge, il apparaît un changement significatif dans le comportement. Selon sa personnalité (introvertie ou extravertie), l’enfant va soit s’enfermer dans l’isolement, soit s’exprimer par des crises de colère contre lui-même et/ou les autres.
  3. Aussi, la profondeur et le degré d’implication de la relation parent-enfant avant la séparation sont un indicateur de l’aliénation parentale. Plus la relation a été longue et engagée, moins les enfants seront vulnérables à une aliénation réussie.
  4. L’ultime indicateur est la ténacité parentale du parent cible. Un parent cible risque d’abandonner la lutte pour vivre sa vie (fuir le conflit, manque combativité…), augmentant considérablement les chances d’une aliénation réussie.

La question reste en suspend : que faire si les quatre critères sont présents, mais les enfants ne sont pas aliénés complètement ? Cet échec de l’aliénation doit-il être vu comme annulant la tentative d’aliénation ?

La réponse à cela doit être résolument  » non ! « .

Il est très courant de lire une évaluation psychologique qui identifie le syndrome d’aliénation parentale mais remarque que « puisqu’il a échoué, il ne doit pas être pris au sérieux ». Rien n’est moins sûr !

Toute tentative d’aliéner les enfants par rapport à l’autre parent doit être vue comme une violation directe et délibérée de l’un des premiers devoirs de la parenté, qui est de promouvoir et d’encourager une relation positive et affectueuse avec l’autre parent, et le concept de responsabilité parentale partagée.

C’est notre sentiment que quand une tentative de syndrome d’aliénation parentale a été identifiée, réussie ou non, elle doit être traitée rapidement par les tribunaux, et un suivi psychologique de l’enfant doit être maintenu. Sinon, cela contaminera et contrôlera tous les autres problèmes parentaux, et conduira seulement au malheur, à la frustration et finalement à l’éloignement parental.

Sources :

Article d’origine : http://pasf.free.fr/BW99Fr.html#BM5

Pour aller encore plus loin …
Enfants de parents séparés

et en particulier cet article :
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/l-enfant-n-a-pas-a-etre-le-messager-entre-ses-deux-parents-09-08-2012-1494319_56.php

Un psy, pour quoi faire ?

Un psy, pour quoi faire ?

Nous avons, tous, un cerveau, des émotions et un passé, mais avons-nous tous besoin d’un psy ?
à en juger la quantité d’antidépresseurs, de tranquillisants et de neuroleptiques vendus chaque année, il semblerait que nous soyons plus de cinq millions de personnes en France à consulter un psychiatre ! Mais est-ce de cela que nous avons réellement besoin ?

Les nouvelles thérapies qui se sont développées ces dix dernières années traduisent-elles l’inefficacité des méthodes médicamenteuses?
– ou bien un réel développement dans la compréhension psychologique de l’être humain ?
– ou encore un intérret croissant pour les thérapies naturelles ?

Ces réponses resteront en suspens, car plus qu’un article, il faudrait entreprendre une véritable étude de terrain pour se permettre d’y répondre correctement.
Les sujets que je vais tenter d’aborder ici se rapportent plutôt à la question que tout le monde se pose :

Comment s’y retrouver entre psychiatrie, psychologie, psychothérapie comportementale ou systémique ou cognitive, psychanalyse freudienne ou lacanienne ou jungienne … , et psycho-somatothérapie? 

Celui qui consulte ne souffre pas nécessairement d’une maladie mentale mais peut avoir besoin d’aide, d’écoute à propos de ce qu’il vit, des émotions qui le submergent, l’empêchent d’être heureux, voire le rendent malade.

Cette démarche devrait être saluée chez ceux qui souffrent et osent avouer leurs faiblesse sous couvert du secret professionnel d’un « spécialiste » que l’on paie… mais qui peut nous aider à nous remettre sur la bonne voie, à démêler une pelote de laine dont le bout nous a échappé?

Il peut y avoir des risques si ceux qui ont des troubles sérieux sont suivis par des personnes incompétentes. Un bon psychiatre, psychologue ou psychothérapeute s’informera toujours en première séance du suivit de la personne par un médecin généraliste. Sauf pour le psychiatre, qui est lui-même médecin, le psychologue et le psychothérapeute sont tenus de demander à la personne qui le consulte de faire un bilan chez un médecin généraliste afin de vérifier si les troubles ne sont pas liés à des causes psychiques.

Voici un petit aperçu des questions que l’on se pose souvent sur les « Psy ».

Pourquoi consulter ?

Les raisons de se lancer dans une psychothérapie sont très personnelles, mais les plus fréquentes sont :

– l’insatisfaction de sa vie avec la volonté de la changer ou de lui donner un nouveau sens,

– les problèmes de couple (disputes incessantes, manque de communication, panne de la vie intime…) ou de famille (enfants avec des problèmes, rupture avec la famille originelle…)

– les difficultés sociales (manque de sociabilité, peur de parler en public, de se faire des amis…) et professionnelles (épuisement, harcèlement, conflits au travail…) …

Mais une psychothérapie peut aussi aider des personnes atteintes de troubles du comportement, comme les troubles alimentaires ou une dépendance (au jeu, à l’alcool, aux drogues…). Il arrive aussi que des personnes consultent par épuisement lié à la proximité quotidienne d’un proche souffrant d’une pathologie psychique mais qui refuse de le reconnaître (perversion narcissique…).

Comment savoir si on a besoin de voir un psy et comment le choisir ?

Il est souhaitable de consulter dans les cas suivant :

– si on ne se sent plus capable de réaliser des tâches quotidiennes,

– si on pense que les gens autour de nous ne nous comprennent pas,

– si on a une peur panique d’affronter des situations banales,

– si on a l’impression que notre vie n’a aucun sens,

– si les problèmes envahissent notre quotidien (difficulté à dormir, envie de pleurer en permanence, irritabilité, déprime ou angoisses …)

– si l’idée de mettre fin a nos jours nous effleure régulièrement.

Le psy n’est pas là pour résoudre nos problèmes à notre place. Avant de consulter, il est nécessaire de se poser les bonnes questions :

– puis-je résoudre seul(e) ce problème?

– puis-je le résoudre avec la ou les personne(s) concernée(s)?

– Puis-je avoir l’aide et le soutien de mon entourage familiale?

– suis-je disposé(e) à m’accorder un peu de temps libre pour faire un bilan et savoir où j’en suis ?

– quel budget je suis prêt(e) à dépenser dans une psychothérapie pour me permettre d’aller mieux ?

Attention, cette dernière question est importante, car elle révèle la valeur que vous accordez à votre mieux-être!

Demandez-vous « est-ce que j’en vaux le coût ? »

Bien-sure, il n’est pas nécessaire de dépenser une somme exorbitante dans une psychothérapie, mais il s’agit de l’estime que vous vous portez à vous même, de votre amour propre, et de la place que vous vous accordez dans votre budget mensuel.

Si vous choisissez finalement de suivre une psychothérapie, il est nécessaire d’avoir une idée précise de ce qui vous conviendra le mieux.

La première chose à faire est de téléphoner à un ou plusieurs psychothérapeute(s) proche(s) de chez vous et de lui demander sa démarche, sa « méthode de travail » et d’accompagnement.
Parlez lui brièvement de votre problème et voyez l’accompagnement qu’il vous propose, demandez lui ses tarifs, et surtout sentez si vous êtes l’aise avec lui ou elle. Demandez-vous « est-ce que je suis sufisammenet en confiance avec cette personne pour lui parler de ma vie intime ? « 
Au moindre doute, à la moindre hésitation de votre part, je vous conseil de vous intérroger :
– pourquoi est-ce que je ne me sent pas à l’aise ?

– je ne fait pas confiance à celui-ci parce-que … :(par exemple,  » je ne sui spas encore prêt(e) », ou bien  « l’intonation de sa voix ne me plaît pas ».)

– si la gêne surviens par rapport au psychothérapeute, demandez-vous alors à qui il vous fait penser dans votre entourage proche, ou à quel personnage de votre enfance… Et là, il se peut que vous soyez déjà sur la piste qui vous permettra de remonter à la source du problème !

– si la gêne surviens par rapport à la démarche qu’il vous propose, cela vous permet de définir quelle méthode vous correspondra le mieux !

Il existe autant d’outils psychothérapeutiques que de profils psychologiques. Certains préfèrent des méthodes « douces » d’autre ont besoin d’une « thérapie frappante »! Certains vont avoir besoin d’être encadrés, d’autre plutôt libre dans leur expression…

– si la gêne viens du fait qu’il est trop cher, demandez lui si il peut vous orienter vers un confrère qui demande des honoraires moins élevés. Si c’est véritablement Cette méthode là avec Ce psychothérapeute-ci que vous souhaitez fair eun travail sur vous, alors élaborez-vous une cagnotte, en mettant une pièce de côté tout les jours, pour vous offrir ce cadeau !

Quoiqu’il en soit, au moindre doute, contactez un autre psychothérapeute jusqu’à trouver celui avec qui vous sentirez que vous aurez envie d’aller loin.

Le psychothérapeute est une personne extérieure qui porte un regard objectif sur la situation. Il peut vous guider pour déterminer les freins qui vous empêchent d’évoluer. Il ne faut en aucun cas que le psychothérapeute devienne lui même le frein de cette évolution !
Notez que le choix du psychiatre « parce-qu’il est remboursé » n’est pas forcément le choix le plus adapté à votre problématique.

En quoi consiste une psychothérapie ?

Le psychothérapeute a pour unique objectif d’accompagner une personne dans une quête de mieux-être, c’est-à-dire d’identité personnelle, pour l’aider à « se retrouver » lorsqu’elle traverse une période de vie obscure, confuse, après un événement traumatisant, ou après une longue période non satisfaisante…

Le travail va d’abord consisté à identifier les choses qui ne vont pas comme on le souhaiterais, les raisons de cette insatisfaction, les causes qui déclenchent le mal-être, puis il va vous aider à faire le point sur tout ce qu’il vous est possible de mettre en oeuvre pour y remédier, vos atouts, les points forts de votre personnalité, de votre vie et de votre entourage…

L’accompagnement se fait jusqu’à ce que vous soyez capable de trouver par vous-mêmes des solutions et de les mettre en oeuvre et en action avec vos propres ressources.

Tout cela se fait en parlant de SOI, de son passé, de son vécu, de ses émotions dans un entretien dirigé vers un objectif déterminé.
Ce travail implique une collaboration étroite entre vous et votre psy, une confiance réciproque et une honnêteté totale. La durée de l’accompagnement peut variée selon le problème et l’option choisie pour trouver une solution :
– jouer la carte de l’immédiateté qui consistera à trouver une solution à un problème donné. C’est le cas notamment pour lutter et sortir des dépendances, pour traiter les phobies, etc…
– détricoter le passé pour comprendre certains comportements, « décortiquer » leurs racines profondes qui peuvent être très anciennes, et tenter de modifier en profondeur votre perception des problèmes pour apporter vous-mêmes les modifications nécessaires dans votre vie et parvenir à un meilleur épanouissement général.
– analyser nos mécanismes de fonctionnementet sur le plan relationnel et affectif mis à jour par le transfert et le contre-transfert qui s’opère avec le psychothérapeute.

Ainsi, les thérapies peuvent être de durée courte (thérapies brèves), moyenne ou longue (psychanalyse).

Quelles sont les théories et qu’est-ce qui les différencie ?

Les psychothérapeutes peuvent adhérer à différentes écoles de pensée, avec des théories, des techniques et des philosophies différentes. Chacune répondant à des besoins particuliers. La liste est longue.

Parmi les plus grands courants, il y a :

L’approche cognitive et comportementale

Le fondement est « si un comportement peut être appris, alors il peut être désappris ». On apprend donc à la personne à prendre conscience de ses pensées et croyances qui ont un impact néfaste sur sa vie quotidienne et à les remplacer par d’autres, plus adaptées.
Deux grands mouvements font partie de ce courant : l’analyse transactionnelle et la programmation neuro-linguistique (PNL).
Les grands penseurs sont Bandler, Grinder, Berne, Lazarus…

L’approche psychodynamique et analytique

C’est une pratique psychanalytique dont le principe repose sur le fait que les problèmes posés par la personne résultent de conflits inconscients nés de mauvaises expériences passées. L’analyste apprend donc à la personne qu’il accompagne à sortir de son inconscient les raisons qui le poussent à agir ou à ressentir d’une manière qui ne convient pas afin de lui donner plus de liberté d’agir et de penser.
Les outils sont l’interprétation des rêves, l’analyse des pulsions ou des associations d’idées, le travail sur l’inconscient…
Les principaux représentants de ce mouvement sont Freud, Lacan, Jung, Adler…

L’approche systémique

Cette approche part du principe que les difficultés rencontrées naissent des mauvaises relations que les personnes entretiennent avec elles-mêmes et leur entourage. Le psychothérapeute va alors orienter la personne vers d’autres modes de relations avec les autres.
Les représentants de ce courant sont Rogers, Watzlawick, Bateson, Hall…

L’approche existentielle ou humaniste :

Elle se base sur le présent et considère que la thérapie elle-même est l’occasion de se montrer sous un autre jour, tel que l’on est vraiment et ainsi poursuivre une évolution qui aurait été interrompue par les évènements de la vie.
La gestalt en est la méthode la plus connue, créée par Perls, l’un des penseurs de ce courant avec Maslow, Rogers ou Ginger…

Les psy : qui fait quoi ?

Le psychiatre a une formation universitaire de médecin généraliste et s’est spécialisé ensuite dans la psychiatrie.
Il s’occupe tout particulièrement des maladies psychiques, depuis le diagnostic jusqu’au traitement qui est le plus souvent médicamenteux.
De tout les « psy », il est le seul à pouvoir prescrire des médicaments. Il s’occupe principalement des personnes souffrant de troubles graves, mettant la personne et son entourage en danger et nécessitant une hospitalisation et un accompagnement au quotidien.
Le titre de psychothérapeute est donné d’office lorsqu’il devient médecin généraliste sans avoir l’obligation de suivre une psychothérapie personnelle.

Le psychologue a également une formation universitaire basée sur la compréhension du comportement humain et les techniques destinées à aider la personne à résoudre ses difficultés existentielles, relationnelles, comportementales ou liées à des pathologies mentales. Son titre est protégé. Il est fréquemment sollicité pour assurer un suivi psychologique, évaluer des compétences, faire passer des tests utiles, par exemple des tests de personnalité, pour établir ou compléter un diagnostic. Le titre de psychothérapeute lui est donné d’office à partir du Master 2. Il n’est pas obligé de suivre une psychothérapie personnelle.

Le psychothérapeute a suivi lui-même une psychothérapie, et une formation dans une ou plusieurs écoles de psychothérapie. Il n’a pas forcément de diplôme universitaire, mais il est installé et pratique en cabinet depuis au moins 2005 (soit 5 ans d’ancienneté avant le décret de 2010 qui protège désormais le titre)

Le psychanalyste a suivi lui-même une psychanalyse et obtient d’office le titre de psychothérapeute, une fois que les membres les plus anciens de l’école du courant dont il est issu estiment que sa psychanalyse personnelle est terminée. Il peut également se former à la théorie dont il souhaite être issu.

Le psycho-somatothérapeute à suivi sa propre psychothérapie en plus d’une formation de 4 année aux psychothérapies de différents courrant. A partir de la 5ème année, il reçoit le titre de psychà-somatanalyste. C’est un diplome pluridisciplinaire obtenu par une formation dispensée par l’eepssa.
Le titre de psychothérapeute ne lui est plus accordé depuis 2010 si il n’a pas de cursus  universitaire.
(voire la vidéo sur le site http://www.psycho-somatotherapeute.fr/)

Quelle forme de psychothérapie : Individuelle, familiale ou de groupe ?

Chaque formule peut convenir, cela dépend d’une personne à l’autre.

En fonction de la personnalité, des circonstances et de la problématique, le thérapeute peut proposer un travail individuel qui consistera en un engagement régulier et/ou la participation à un groupe ou encore inviter un ou plusieurs membres de la famille…

Que se passe-t-il durant une séance ?

La première séance doit constituer une évaluation de la problématique à cerner durant la thérapie. En fonction de l’entrevue le psy déterminera le programme de traitement le plus adéquat. Il peut proposer de passer des tests, ou de répondre à des questions précises.

La personne qui consulte peut se coucher sur le fameux divan ou s’asseoir face à son psy pour parler, expliquer le problème, les implications, dire ce qu’il pense sans avoir peur d’être jugé. Ceci n’est pas évident pour tout le monde, car certaines personnes ne sont pas habituées à s’épancher.
Parfois, le psy peut relancer une piste, par exemple par rapport à ce qui a été dit précédemment en demandant d’expliquer une situation tout juste mentionnée, l’évocation d’un mot particulier prononcé, d’imaginer une situation…

Les psychothérapeutes ont de nombreux outils thérapeutiques. Ils proposent fréquemment des exercices de mise en situation corporelle, d’expression, avec des temps de paroles en fin d’exercices pour restituer le vécu, la visualisation, le ressenti… et faire des liens, ou non, avec la problématique associée.

Les consultations se font le plus souvent en cabinet, mais de plus en plus de psy interviennent à domicile ou proposent un accompagnement par téléphone ou par web-cam.

Généralement, les séances durent de 45 minutes à une heure.

Comment trouver son psy ?

Pour trouver un psy, il y a plusieurs moyens.

Tout d’abord, le bouche à oreille, en fonction des expériences de proches. Mais comme pour un médecin généraliste, celui qui correspond à l’un peut ne pas correspondre à l’autre.

Deuxième solution, si vous êtes suivi par un médecin ou un psychiatre, lui demander si il est prêt a engager cette démarche avec vous.

Troisième piste, les services de santé mentale, ouverts à tous dans un cadre pluridisciplinaire. Il y a aussi les maisons médicales au sein des quartiers qui peuvent proposer les services d’un psychothérapeute ainsi que les centres de planning et de consultations familiales et conjugales…

Concernant les psychothérapeutes qui ne sont ni médecins, ni psychiatres, ni psychologue, prenez le temps de découvrir sa méthode et sa personnalité. La formation de base n’est pas forcément un gage de qualité, car des personnes sans formation médicale peuvent être tout à fait qualifiées. Ayant vécu leur propre psychothérapie, ils sont peut-être même les mieux placés pour comprendre ce par quoi vous passez vous-même.

Lorsqu’un psychothérapeute est en exercice, il doit impérativment :

  • être adhérent à une fédération telle que la FF2P par exemple (Fédération française des Psychothérapeute et Psychanalystes) http://www.ff2p.fr/
  • être suivit régulièrement en supervision, c’est à dire suivre des réunions en groupes de psychothérapeutes animés par un « superviseur ». Il s’agit d’un psychothérapeute dont l’ancienneté, la notoriété et l’expérience sont reconnues. Là, les psychothérapeutes font le point sur leurs méthodes de travail, les avancées avec leurs patients (en préservant le secret professionnel et en respectant l’anonymat) et permettre ainsi l’amélioration des suivis et interventions de chacun.

N’hésitez pas à lui demander ces renseignements et vérifier à quelle fédération il est adhérent !

Lors des entretiens, vous pouvez aussi garder un œil critique et prendre en considération les quelques conseils prodigués par Anne-Sophie Nogaret dans son célèbre ouvrage intitulé : « Bien choisir son psy » :

• Il ne donne pas de « conseils ».

• Il n’intervient pas dans votre vie privée.

• Il ne vous impose pas de règle de vie.

• Il ne tente pas de vous faire partager ses croyances.

• Il vous fait payer un prix raisonnable.

 

Comment savoir si mon psy « me convient » ?

Si vous sentez que vous commencez à comprendre certains mécanismes de pensée et à trouver des solutions par vous-mêmes pour résoudre vos problèmes, c’est que vous avancez dans la bonne direction. Donc que votre psy, ses outils, sa méthode ou sa théorie vous conviennent.

Mais si tel n’est pas le cas, si vous ne sentez pas d’atomes crochus avec le psy, si vous constatez que vous n’avancez pas, ne vous découragez pas et cherchez-en un autre. Mais avant d’en arriver là, demandez-vous si vous êtes sufisamment entouré(e) par vos proches. En effet, lorsque nous « changeons » parce que nous « évoluons », il se peut que cela ne soit pas accepté par ceux avec qui nous vivons au quotidien. Ils ne reconnaissent pas la personne que nous sommes vraiment au fond de nous même, cette personne que nous avons enfouis pendant des années et qui est en train d’éclore… Prenez le temps de bien expliquer votre démarche, sans forcément entrer dans les détails. Et laissez vous « Être vous même » aussi en dehors des consultations !

A quelle fréquence dois-je voir mon psy ?

La fréquence des séances est le plus souvent déterminée par le psy, en fonction des progrès réalisés, voire des écoles, et peut aller de plusieurs fois par semaine à une fois par mois, par exemple.
Si lors d’un entretien, des pistes intéressantes sont lancées et doivent être approfondies rapidement, avant que l’élan ne soit interrompu, le rythme des séances peut être accéléré.
Au contraire, lorsqu’un problème est détricoté, que la personne semble voir clair, les séances peuvent s’espacer après avoir fait un bilan.

Quand prend fin une thérapie ?

Se lancer dans une psychothérapie signifie la remise en question de bon nombre de choses dans votre vie. Ceci ne se fait pas en deux coups de cuillère à pot ! Elle peut donc durer quelques semaines à plusieurs années, en fonction du ou des problèmes à régler, de leur gravité, des objectifs visés, de votre participation active, du type de thérapie et aussi de la fréquence des séances. Mais les principales avancées se feront en mettant les choses en application dans votre quotidien !

Les séances n’ont aucun caractère obligatoire : la personne peut arrêter quand elle le souhaite, en informant son thérapeute. Soit parce qu’elle se sent mieux, soit parce qu’elle ne constate aucun résultat : il vaut alors mieux en parler avec votre thérapeute.

Autre cas où la thérapie peut s’interrompre : si le thérapeute ne se sent pas capable d’aider la personne. Il peut alors la diriger vers un confrère ou un psychiatre, au cas où des troubles importants d’ordre psychiatriques sont présents. Les thérapeutes sérieux ont la capacité de les détecter.

Combien ça coûte et est-ce remboursé ?

En moyenne et en France, le tarif est de 70 euros maximum par séance.

Seules les consultations chez un psychiatre sont remboursées, avec un ticket modérateur à charge du patient. Les centres de santé mentale proposent cependant des thérapies à coût réduit.

Existe-t-il des risques de suivre une psychothérapie ?

Une psychothérapie a pour objectif de faire changer certains comportements, certaines attitudes. La personne qui suit une psychothérapie peut donc changer de comportement, d’idées. Parfois, cela peut gêner les personnes de son entourage qui trouvaient un intérêt dans l’ancienne attitude de cette personne. Par exemple, les supérieurs hiérarchiques au travail qui appréciaient sa docilité…

Des ruptures peuvent donc apparaitre si aucun dialogue ne peut être établi. Des couples peuvent aussi souffrir de ces changements, surtout si ceux-ci concernent principalement les habitudes de fonctionner du couple. Par exemple, un sursaut d’indépendance d’une femme soumise à son mari peut gêner ce dernier et remettre en question son investissement dans le couple… Mais un bon thérapeute va prévenir cela en proposant de rencontrer les deux membres du couple et proposer une conjugo-thérapie. A moins que la demande sous jacente de la dame de notre exemple est de l’aider à rompre pour quitter son mari…

Le tout est de bien dialoguer pour trouver une solution, pour que chacun retrouve un épanouissement. La psychothérapie doit apporter un « plus » dans la vie de chacun, et non pas couper la personne de son entourage…

Y a-t-il un profil du patient de psy ?

Certainement pas. Et c’est bien là une chose à retenir : n’importe qui peut être amené à consulter car nous pouvons tous être en souffrance psychologique !

Une psychothérapie est-elle efficace ?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question, car il n’est pas facile d’évaluer objectivement l’efficacité d’une psychothérapie. Les études montrent qu’il n’existe pas une méthode thérapeutique meilleure qu’une autre. Par contre, lorsque la personnalité du thérapeute est en adéquation avec celle de la personne qu’il accompagne, la réussite est de 70%.

Source : « Un Psy, pour quoi faire? » Guide des thérapies, de la psychanalyse à la sophrologie » de Vanessa Saab, éditions Librio Santé »

ALCOOLISME : Comment s’en sortir ?

ALCOOLISME : Comment s’en sortir ?

Lorsque la vie nous fait mal, il arrive que la prise d’alcool devienne régulière… On prend un verre quand on est seul… On boit un petit coup « pour se requinquer » avant de partir au travail, pour se donner la force d’assumer la journée, pour se donner le courage de sortir de la déprime qui commence à faire sentir son enfermement… On se dit que ce n’est pas grave, que cela ne peut pas nous faire de mal… mais le comportement est là.

La dépendance est psychologique, et ne va pas tarder à devenir physiologique. Il n’est pas nécessaire de boire beaucoup et d’être ivre pour devenir dépendant à l’alcool. Il suffit de boire régulièrement, même si c’est très peu, même si les effets de l’ivresse ne se font pas ressentir !

C’est pour cela qu’il est très difficile pour la personne alcoolique de reconnaître qu’elle est dépendante et qu’elle doive penser à sortir de l’alcool. C’est un sujet encore tabou et il est très difficile d’en parler, de peur d’être « mal vu » par l’entourage, et d’avoir honte de reconnaître sa faiblesse, sa solitude, sa profonde tristesse intérieure…

Toujours est-il que plus on attend, plus il sera difficile d’en sortir, et plus la période de sevrage sera longue et pénible. Le sevrage est la période de transition comprise entre la prise d’alcool par manque psychologique et/ou physiologique et l’arrêt total de consommation d’alcool.

Cette période comprend plusieurs étapes, plus ou moins longues et pénibles selon la personne, sa consommation, sa volonté à arrêter, et l’accompagnement psychologique et social dont il peut bénéficier (environnement familial, amical et professionnel, accompagnement psychologique, groupes de paroles etc.).

La première étape : la prise de conscience. 

Comment prendre conscience de sa dépendance ?

La meilleure façon, si ce n’est la seule, est d’oser se confronter au regard des autres, tomber le masque, et se regarder en face.

Tu dis : « j’essaie juste que l’alcool n’ait pas trop de conséquences graves sur ma vie sociale comme le boulot ou les amis. C’est déjà vachement bien si j’arrive à ça… »
Je ne pense pas que ce soit la bonne solution car quand on est plongé dans l’alcoolisme, on se fout de tout (je parle pour moi).

Les conséquences, je n’y pensais pas. Alors, agir est le meilleur moyen. Aujourd’hui, je ne boirai pas et je ferai tout pour maintenir cette décision. C’est dur, très dur mais toute belle histoire commence par « 1 jour »

Patrick. pour Albert*.
Extrait tiré d’un forum de discussions. (* les noms ont été changés) 

Comment aider la personne à la prise de conscience ?

Plusieurs possibilités :

Faire un bilan sanguin. Il est primordial d’en parler avec le médecin traitant le plus vite possible et lui demander son avis.

Faire un bilan sur les habitudes alimentaires (retracer les menus et les boissons prises sur une semaine, tenir un « journal de bord »…) et noter en parallèle les ressentis psycho-corporels en lien avec les prises de repas et de boissons. Noter et décrire également les problèmes éventuels : insomnie, impuissance, irritabilité, agitation, déprime…

 Noter, quand c’est possible et le plus sincèrement possible, les évènements de la vie en lien avec le début du comportement de prise d’alcool non habituelle.

Se faire aider de ses proches, parler de son problème le plus possible sans tabou. S’entourer des personnes qui ne sont pas dans le jugement mais qui apportent une réelle écoute, un réel soutien. Si il n’y a personne dans votre entourage capable de vous offrir cela, il est primordial de demander un accompagnement psychologique et de vous inscrire dans une association. Demandez dans un hôpital de vous fournir la liste des associations près de chez vous. L’écoute et le suivi ont une importance considérable dans la prise en charge, alors que les prescriptions médicamenteuses ne font que renforcer le comportement addictif en remplaçant simplement les molécules…

La survenue d’un événement grave (accident de la route, violence incontrôlable…) sont malheureusement parfois les limites à atteindre pour que la personne prenne conscience de son problème de dépendance à l’alcool.

Quelle que soit la façon dont on prend conscience de la dépendance, c’est à la personne elle-même d’envisager son propre sevrage. Cette condition est une étape incontournable pour réussir.

La prise de conscience accompagnée d’une résilience (littéralement « résistance aux chocs ») est source de réussite.
Il s’agit de comprendre le rapport de la personne à l’alcool, dépasser le traumatisme qui a entraîné ce comportement et surtout retrouver confiance en soi et développer son amour-propre.
Ce comportement destructeur envers soi-même peut être une forme de suicide masqué, à petit feu, un rejet d’une partie de sa vie que l’on n’accepte pas, que l’on refuse d’assumer, un besoin de tout recommencer accompagné d’un sentiment d’impuissance à le faire.

Entrer en résilience, c’est dépasser un traumatisme, une blessure profonde de l’âme, une douleur intérieure qui n’arrive pas à s’exprimer… et parvenir enfin à se consoler… Se pardonner à soi-même le mal que l’on s’est fait, ou que l’on a laissé faire »… S’accorder un répit et une chance d’entrer dans une nouvelle vie, se donner une nouvelle possibilité d’être heureux. Quel que soit le niveau de dépendance, il est toujours possible de s’en sortir si on ne s’enferme pas dans le fatalisme et la culpabilité.

Il n’y a que Soi qui puisse s’offrir cela. Personne d’autre que Soi.

Alors posons-nous les bonnes questions :
« est-ce que je tiens vraiment à moi?,
suis-je mon meilleur ami ?
vais-je me laisser tomber ? »..

En toute sincérité, si l’on ne se tend pas la main à soi-même, qui d’autre le fera?

La seconde étape : se faire entourer

Souvent, la personne alcoolique ne parle pas de son problème, ni de sa souffrance. Il est pourtant très important de dépasser le sentiment de fatalisme, la culpabilité, voir le sentiment de honte, et d’accepter dans un premier temps de se faire aider. L’isolement ne va que renforcer la dépendance à la substance.

Le médecin, dans un premier temps, va évaluer  le rapport entre les troubles observés et la prise d’alcool. Puis il informe le patient de la relation entre ces observations et la maladie dépistée, de l’évolution possible si la consommation est stoppée et des risques engendrés si le patient continue de boire.

Tous les anciens buveurs admettent avoir eu une attitude de « déni » dans leur première rencontre avec le médecin. Ils refusaient d’évoquer le sujet de front car au début, « il faut se voiler la face »… C’est pourquoi lorsque l’on souhaite aider un proche qui souffre d’alcoolisme, il est essentiel de s’informer, et surtout de rester ouvert à l’écoute, au soutien, sans jugement, savoir orienter la personne vers « le bon sens » sans jouer les « moralisateurs ».
Aider une personne dépendante de l’alcool, c’est surtout être là avant, pendant et après le sevrage.

Le sevrage : l’apport de la psychologie

L’alcool est un anxiolytique puissant. C’est pourquoi il se développe souvent sur fond d’anxiété. Mais dans 90% des cas, les personnes développent un alcoolisme en même temps qu’une dépression. Dans ce cas, c’est souvent l’alcoolisme qui est vu, avant la dépression.

Le sevrage va se faire avec l’aide de médicaments. Anxiolytiques, antidépresseurs, médicaments à effet antabuse (c’est-à-dire qui dégoutent de l’alcool). Associé à une bonne hydratation et une alimentation riche en vitamines, il ne s’agit que d’un complément au suivi psychologique. Car le traitement par médicament seul ne garantit pas la réussite du sevrage. Il s’agit principalement d’un accompagnement neuro-physiologique qui permet d’éviter les effets du Délirium Tremens (tremblements, hallucinations, troubles de la conscience apparaissant après l’arrêt de la prise d’alcool chez une personne dépendante).

Le soutien psychologique est proposé en principe par le médecin généraliste, lors de la consultation. L’aide psychologique est fondamentale, qu’elle soit assurée par le médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue… L’inscription dans une association proposant des groupes de paroles et des informations sur le sujet est également une aide précieuse.

L’accompagnement psychologique va permettre de mettre en évidence la relation qu’entretient la personne avec l’alcool. La personne va comprendre qu’il s’agit d’un état évolutif, donc qu’il est possible d’en sortir, de s’en libérer. C’est également l’occasion d’entamer un vrai dialogue, d’abord avec le psychothérapeute, mais aussi avec l’entourage.

L’hospitalisation ? 

Le sevrage est souvent proposé en service ambulatoire, c’est-à-dire que le patient n’est pas hospitalisé mais est suivi par son médecin de famille, ou alors dans un Centre d’Hygiène Alimentaire et Alcoologie s’il y en a un près de chez lui. Si le patient accepte (ce n’est jamais son entourage qui décide à sa place) et que l’indication médicale est posée, une hospitalisation peut-être proposée en unités spécialisées. L’hospitalisation est notamment préférable lorsque le sevrage est dangereux, c’est-à-dire quand la dépendance est importante et que la personne encoure des risques non négligeables (épilepsie, crises avec violence…) ou encore lorsque le sevrage en ambulatoire a échoué ou que la personne a rechuté.

Parfois, l’importance de la dépression ou de l’anxiété peut imposer une hospitalisation. Cela peut-être également le cas lors de poly-intoxications (ingestion de drogues, médicaments ou cocaïne en plus de la prise d’alcool).

On préconise également une hospitalisation si une rupture est nécessaire avec un milieu familial ou social lui-même propice à l’alcool, ou si l’entourage familial du patient est inexistant.

L’entourage

L’entourage est en position difficile car il ne doit être ni complice, ni moralisateur. Il se doit d’être ferme par rapport à la décision du patient d’entamer un sevrage. Son écoute, sa compréhension et son soutient sont primordiaux. Cependant, il ne s’agit pas d’infantiliser la personne alcoolique.

Souvent, le conjoint du malade alcoolique demande à être pris en charge car l’alcool modifie la vie de couple : c’est un peu comme une vie de couple « à 3 » qui s’est installée. Le conjoint devient obnubilé par l’alcoolisme de l’autre, qui instaure un climat d’insécurité et d’incertitude. La culpabilité, la perte de confiance en l’autre et en soi, l’impossibilité d’agir s’installent progressivement dans le couple.

Parfois, c’est le conjoint, pris dans une spirale qu’il ne maitrise pas, qui est demandeur. Sa souffrance est devenue intolérable. En dialoguant avec un médecin, en comprenant maladie alcoolique sans minimiser la situation, il est important de parvenir à reconsidérer son partenaire. Il est nécessaire d’entamer une réflexion sur les liens amoureux qu’i y avait sans l’alcool, à la vie de couple…

Ne pas enfermer l’alcoolique dans sa seule identité de malade est une façon de lui permettre de changer d’attitude.

Il est souvent préconisé que chacun des deux soit pris en charge par des personnes différentes. Si le médecin de famille prend en charge les deux personnes, il faut respecter dès le départ une stricte neutralité, et poser un cadre strict de rencontres afin de mieux gérer les périodes de crises et de découragement…

Le sevrage alcoolique est une étape importante et longue dans le parcours de la maladie. Pour que l’abstinence soit durable, l’accompagnement (médicale, psychologique, familial) doit s’inscrire dans la durée.

(article réalisé selon l’article du Dr Pascale Bonnet pour Doctissimo.fr)

Les réseaux 

Les Centres d’Hygiène Alimentaire et d’Alcoologie (C.H.A.A.), créés en 1975, sont des petites structures d’accueil spécialisées en alcoologie financées par l’Etat qui dispensent des soins gratuitement aux  » malades de l’alcool « . Ces structures d’accueil, de soins et de prévention assurent le suivi ambulatoire de toute personne confrontée, de quelque manière que ce soit et quel que soit le stade de cette alcoolisation.

Une équipe pluridisciplinaire y assure le suivi médical, psychologique et social. Demander à l’hôpital le plus proche le nom de la structure la plus proche de son domicile.

Quelques contacts

Les Alcooliques Anonymes 
plus de 400 groupes existent en France, en Région Parisienne et Province.
Contact : 
21 rue Trousseau, 75 011 PARIS, Tél. : 01 48 06 43 68
minitel : 3615 AAFRANCE

La Vie Libre
8 impasse Dumur, 92 110 CLICHY, Tél. : 01 47 39 40 80
minitel : 3615 ALCOVIELIB

La troisième étape : adopter une meilleure hygiène de vie

Ne plus acheter d’alcool chez soi, et remplacer les boissons par autant de bons jus de fruits, fabriquer des « cocktails » maison pour les grandes occasions, lorsqu’on invite des amis…

Bref, ne jamais se priver de se faire plaisir autour d’un verre lors d’un apéritif ! Arrêter de boire de l’alcool ne signifie pas éviter les moments conviviaux entre amis ! Certes, ces moments vont vous permettre de mettre votre motivation à l’épreuve ! Mais les vrais amis sont là pour vous aider et vous pouvez les inciter à prendre, eux aussi, de bonnes résolutions et adopter une hygiène de vie saine et vitaminée ! Pensez à acheter des boissons froides et chaudes pour tous les instants de la journée !

Instaurer dans votre quotidien des moments de relaxation, des ambiances à la bougie et à l’encens propices à la méditation, retrouvez les sensations de plaisirs corporels avec des massages… Le bien-être n’est pas un luxe, il est à la portée de toute personne capable de se l’autoriser… Une sortie entre amis dans un hammam peut être l’occasion de prendre soin de soi et de ceux que l’on aime en toute convivialité !

Tenir une liste des choses à faire est un très bon moyen de trouver à s’occuper lorsque l’ennui reprend le dessus. Il suffit d’avoir toujours à proximité de soi un petit carnet dans lequel on note les choses que l’on a envie de faire mais qu’on n’a pas le temps de faire tout de suite, par exemple faire la liste des livres qu’on n’a jamais trouvé le temps de lire, faire des choses qu’on a négligé depuis longtemps, comme ranger des documents, prendre un rendez-vous chez le dentiste…

Noter dans ce carnet toutes les choses que vous aurez envie de faire quand cela pourrait faire du bien : aller à la piscine, faire une randonnée, aller voir une bonne amie, aller voir une expo, un film…

La liste des choses à faire pour ne pas retomber dans l’ennui n’est pas exhaustive, à vous de la compléter !

Pensez à vous trouver des occupations pour la journée et pour les soirs ! C’est vraiment une aide formidable pour traverser les périodes de creux…


 

Pour aller plus loin : http://www.doctissimo.fr/

Comment sortir de la dépendance affective ?

Comment sortir de la dépendance affective ?

La dépendance affective,
Qu’est-ce que c’est ?

La dépendance affective est un état d’être qui apparaît lorsque l’on ne parvient pas à se détacher d’un être aimé. Tout le monde a déjà vécu cela au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que lors des premières séparations d’avec notre mère, pendant notre plus tendre enfance, parce qu’elle devait partir au travail, pour aller à l’école…

Ces expériences de vie peuvent être resté ancrés comme « un mauvais souvenir » lié à une grosse angoisse d’abandon, une peur de l’inconnu, qui tient souvent d’un manque de confiance en soi. Cette angoisse n’est souvent pas prise au sérieux par les adultes. Ainsi, l’enfant se construit en enfouissant son angoisse, qui peut en outre avoir été source de moqueries par les autres.

La dépendance affective s’exprime donc, une fois adulte, par un état de mal-être, une souffrance intérieure, liée à un fort sentiment d’abandon. C’est une forme d’angoisse, avec des moments d’agitation, des palpitations cardiaques, un immense sentiment de vide intérieur. On cherche alors à combler ce vide à tout prix en s’attachant de façon disproportionnée à quelqu’un, qui devient « mon unique raison de vivre »…

Cet état peut révéler un manque d’amour de Soi, ou un manque affectif rattaché à l’un de nos parents. Par la dépendance, on chercherait donc à combler désespérément ce vide, cette profonde tristesse. Il est difficile, dans ces conditions, de préserver son égo, son amour propre.

La personne dépendante n’arrive pas à s’aimer telle qu’elle est. Cette incapacité peut s’exprimer par de la colère ou de la rancoeur face à l’univers tout entier.
Elle peut finir par s’enferme dans une sorte de prison psychologique où elle se sent esclave d’un autre, d’un comportement ou d’une substance.

La dépendance permet de substituer le manque par l’apport d’un autre objet pour se donner l’impression de vivre dans un monde sans problème. Outre la dépendance affective, on peut devenir dépendant à beaucoup de choses (tabac, drogue, sexe, travail, nourriture…) La nourriture, par exemple, peut servir à combler un manque de tendresse et d’amour.

Comment sortir de la dépendance affective ?

La dépendance affective est avant tout visible lorsque l’on est avec l’autre dans une relation fusionnelle. Cet état, quand il ne répond pas, ou plus, de façon adéquate à notre développement personnel, peut nous amener à commettre des actes inconsidérés et difficilement maîtrisables : crises de jalousie, colères démesurées, auto-mutilation, enfermement dans la solitude, prises de décisions « sur un coup de tête » (déménagement, demande de divorce) etc.

 

1) Première étape : prendre conscience

La première chose à faire pour s’en sortir est de prendre conscience de son état de dépendance à l’autre. Cela demande beaucoup d’amour et de courage pour affronter cet esclavage qui dérange la vie, et pour le briser une fois pour toutes.

 

2) Seconde étape : reconnaître son mal-être

Ensuite, il est nécessaire d’identifier le manque que l’on vit dans sa vie. Car c’est celà que l’on cherche à fuir en se « perdant » dans quelqu’un d’autre.

Les points les plus fréquents qui permettent de détecter cet état sont :

→ Lorsqu’on ressent un grand désir de vivre et en même temps le sentiment de ne pas y arriver par soi-même.

→ Lorsqu’on se sent toujours comme un « perdant », qu’on est persuadé de ne jamais rien réussir, d’être « incapable », de ne pas avoir « sa place » dans la famille ou dans la société.

→ Lorsqu’on a tendance à s’évaluer en fonction du niveau de réussite des autres, au lieu de le faire en fonction de ses propres capacités et satisfactions personnelles. Cela nous confirme dans notre sentiment d’incapacité.

 

3) Troisième étape : retrouver la confiance en Soi

→ stopper la colère

Il faut mettre de côté la partie de « Moi » qui se sent coupable et honteuse de cette dépendance. Se juger, se flageller, en sachant qu’il faudrait plutôt changer de comportement ne fais que grandir la colère, et c’est alors plus difficile de s’en libérer.

→ traverser la peur d’échouer

C’est aussi s’accorder la possibilité de l’échec, se reconnaître dans un statut d’être humain, ni plus, ni moins.

→ affronter son passé

Trouver le courage de regarder en arrière, afin de comprendre d’où vient ce manque. Explorer son histoire, repérer l’abandon, réparer la blessure… Cela ne peut se faire qu’avec l’aide d’un psychothérapeute.

→ accepter d’être ouvert à l’inconnu

Les différents outils psychothérapeutiques qui permettront de traverser la dépendance affective sont de l’ordre du développement personnel. Le thérapeute pourra proposer au cours des séances d’accompagnement, des exercices de relaxation, de visualisations, entre-coupés de temps de parole.

Ce travail peut, à terme, aboutir à une véritable entrée en psychanalyse avec la compréhension des mécanismes affectifs que l’on a élaborés au cours de notre existence, et qui font que l’on est Soi, avec ou sans quelqu’un d’autre.

Un peu d’auto-suggestion ne fait jamais de mal non plus. Si vous vous reconnaissez dans cet article, prenez le temps de lire ce qui suit, doucement, du bout du cœur :

«  J’accepte d’être ouvert à l’inconnu, à la voie qui me mènera vers mes objectifs de Réalisation de Soi.
L’amour inconditionnel est le début de ma guérison.


Je demande aux autres, je cherche, je vérifie, je fais les premiers pas. J’apprivoise les émotions qui m’habitent car elles font partie de ma vraie personnalité.


Je recherche quelle méthode de guérison naturelle peut m’aider à me centrer, à m’harmoniser et à augmenter mes forces intérieures afin de me permettre d’intégrer avec amour les différents manques vécus durant ma jeunesse. J’apprivoise mes responsabilités graduellement et je reprends contact avec l’être divin que je suis.


Je peux ainsi sortir de ma dépendance et devenir indépendant et autonome parce que je mérite d’être aimé et que j’accepte pleinement ma valeur et mes qualités qui font de moi un être exceptionnel. »

extrait du livre de Jacques Martel
« Le grand dictionnaire des malaises et des maladies »

 

Pour aller plus loin, je vous invite à écouter le podcast de l’émission

http://www.prevention-sante.eu/podcast/la-dependance-affective/

diffusée le du 11/02/2013 sur l’émission « prévention santé »
les lundis de 20h à 21h sur Radio Malherbe Grenoble http://www.rmg38.fr/

Comment reagir face a un pervers narcissique ?

J’écris cet article car je constate que beaucoup de personnes qui viennent me voir en consultation sont en fait en souffrance « à cause d’une autre personne ». Il s’agit dans la plupart des cas d’un conjoint pervers narcissique.

Face a une personne perverse narcissique, il est difficile de rester soi-même. En effet, le pervers agit comme un prédateur qui à remplacé « le désir d’être aimé » par « le besoin de dominer ». Pour obtenir cette domination, il va aller jusqu’à détruire l’identité de sa victime en la manipulant et en la harcelant.

Le pervers ne voit pas les autres comme des « sujets », mais comme des « objets » qui ne sont là que pour valoriser son égo.

Qu’est-ce que la perversion narcissique?

La perversion d’un proche, d’un conjoint, d’un parent ou d’un supérieur peut briser un couple, défaire une vie ou ruiner une carrière professionnelle. Dans sa stratégie, le pervers cherche à déstabiliser l’autre par une séduction flateuse ou un acharnement souvent sournois et subtil. Il va également chercher à le disqualifier et à remettre ses actes et ses paroles en question, de façon systématique.

Il va utiliser la dépendance affective ou financière de l’autre, et jouer avec ses failles (culpabilité, manque de confiance en soi…) en passant par diverses formes de violence verbale, physique et/ou psychologique.

L’intention du pervers est dissimulée, souvent il agit sur un mode de séduction, et il opère par retournement de situation, en prenant soin d’éviter toute forme de preuve, de témoignage ou de dénonciation publique en cas de risque.

Qu’est-ce que la relation perverse?

Il s’agit en fait d’une « anti-relation ». En effet, le pervers ne fonctionne pas sous un mode de « relation » car il ne produit que des rapports de forces, donc de pouvoir : séduction, emprise, domination… La perversion va jouer sur tous les plans, inverser la réalité, banaliser les situations graves, dénier les actes, ne pas respecter l’intimité de l’autre, échanger de fausses confidences contre des confidences forcées, renverser les principes humains, retourner les situations en défaveur de la vérité et emprisonner l’autre malgré lui en l’isolant de son entourage, en le privant de ce qu’il aime et de ce qu’il est.

Le pervers instrumentalise l’être humain, et ne concidère personnne comme « sujet ». Seul existe son « Je » et la relation aux autres n’est qu’un « jeu ».

Il ne faut pas confondre la perversion narcissique avec le trouble de la personnalité narcissique, qui se caractérise par un grande souffrance intérieure et apparait souvent a la suite d’un traumatisme pendant l’enfance. Les personnes narcissiques sont des gens très sensibles, même s’ils ont une tendance à la manipulation affective et mentale et a l’égocentrisme.

Tout au contraire, la personnalité perverse est dénuée de sentiment. La seule chose qui compte est de pouvoir dominer l’autre et, si nécessaire, de l’écraser. C’est avant tout une nature, un vide en soi-même, compensé par la destruction de l’autre qui procure un plaisir et une jouissance extrême. Le pervers n’a aucun scrupule et aucune limite dans la mise en œuvre de sa cruauté (on parle alors de sadisme).

Comment réagir face a un pervers narcissique?

1) retrouver la confiance en soi :

Pour se confronter a un pervers narcissique, il faut absoluement avoir repris confiance en soi, et entrepris un travail psychothérapeutique qui mènera à une indépendance affective. Il est tout aussi important de retrouver une indépendance financière et de renouer des liens forts avec la famille, ou s’entourer d’un cercle d’amis de confiance. Si l’isolement est vraiment total, il est absolument urgent de contacter la police.

 

2) Cesser de vouloir « le » changer mais faites tout pour « vous » changer

« La folie est de se comporter toujours de la même manière et de s’attendre à des résultats différents »
Albert Einstein

Il faut cesser de vouloir a tout pris « changer » le pervers, tenter de lui montrer son dysfonctionnement et son comportement. Cela ne lui permet que de renforcer son emprise. Il est impossible de soigner un pervers narcissique car il ne se reconnait pas lui-même comme « malade ». Il empoisonne l’existence de ses proches dans des rapports de destruction. Souvent, le pervers narcissique finit ses jours seuls et retourne sa destruction contre lui-même, en devenant hypochondriaque, en développant des maladies psycho-somatiques, ou en devenant le plus souvent paranoïaque.

Concentrez donc plutôt votre énergie sur vous-même, et ne lui donnez aucun moyen de savoir « où vous en êtes » dans votre méfiance et connaissance de ce « qui il est ».
Cessez de le prévenir de vos actions, agissez. Mettez tout en place pour le quitter et vous reconstruire une nouvelle vie, mais ne l’informez pas de vos actions, même sous la menace.
Prenez soin de vous. Passez du temps seul(e) pour faire le point, vous poser les bonnes questions, faire vos choix, méditer, et vous ressourcer.
Protégez-vous. Prenez de la distance, voire soyez indifférent(e) psychologiquement si vous ne pouvez pas prendre de la distance physiquement dans un premier temps.
Pour ce faire, demandez de l’aide à un(e) psychothérapeute qui connait des techniques simple à apprendre et vraiment efficaces.

Par exemple :

 a – Sortir de la triade « victime, bourreau, sauveur », ou « père, mère, enfant » qui consiste à cesser de vous justifier systématiquement et de répondre aux attaques par une attitude de victime, ne pas culpabiliser lorsque le pervers tente de vous faire passer pour le bourreau, et cesser de voler à son secours lorsqu’il vous mène dans un chantage affectif.

Pour ce faire, il est intéressant d’entamer une analyse de vos schémas éducatifs et familiaux. (voir plus bas)

b – La protection neutre consiste a répondre à une question par une autre question, en renvoyant systématiquement l’autre sur sa propre sensation ici et maintenant. Par exemple lors d’une attaque lui répondre en demandant : « qu’est-ce que ça te fais de me dire cela? », ou encore face a un reproche « en quoi ça te dérange exactement? ». Il s’agit de sortir du jeu et de ne plus y rentrer. Toutes vos façon d’agir et de faire avec le pervers doivent radicalement changer. Ne lui donnez aucune piste ni aucun espoir de retour.

c – L’autodéfense se résume a quelques règles de base :

– Ne plus « réagir » mais « AGIR » : faire ce que vous devez faire, et cesser de le prévenir de vos hypothétiques menaces de passer a l’action…

– Cessez de vous justifier : vous faites ce que vous devez faire pour votre propre survie, quoiqu’il vous en coûte. Et c’est VOUS qui avez raison, pas votre prédateur !

– Devenez « opaque ». Dissimulez systématiquement vote vie, vos proches, vos affaires. Cessez de dire toujours ce que vous faites, où, avec qui, comment, pourquoi… Brouillez les pistes, ne laissez pas vos traces de passage… Pensez que vous êtres une proie en train d’être traquée ! Adoptez la technique du siou, qui consiste à effacer systématiquement les traces qu’on laisse derrière nous !

– Restez superficiel(le) et vague sur vos activités, amis, famille... Refusez les confidences, n’entrez pas dans des discussions profondes qui vous mettent à nu.

– Evitez la bonne humeur, la spontanéïté, l’impulsivité, faites des phrases courtes, utilisez le « on » et non plus le « je », parlez avec des phrases toutes faites, des proverbes etc…

– N’entrez jamais dans les conflits de front. Faites des pirouettes si il le faut sur le ton de l’humour, ou bien jouez l’indifférence.

– Entrainez-vous à garder votre sang-froid en travaillant votre concentration, respiration, en pratiquant la méditation, en vous inscrivant à des cours de Yoga ou d’arts martiaux…

– Créez vous des « bulles de temps pour vous », même si c’est en s’enfermant dans les toilettes. Non pas pour « fuire ce calvaire », mais pour nourrir votre esprit avec de bonnes lectures enrichissantes, de faire de que vous aimez, de prendre soins de votre corps.

3) Entamer une analyse :

Si vous vous appercevez que, malgré tout cela, vous ne parvenez toujours pas à changer vos comportements, et que vous restez ainsi sous l’emprise du pervers narcissique, tâchez de voir avec votre thérapeute pourquoi il vous est si difficile de sortir de cette relation. Vous êtes sans doute en train de répéter, inconsciemment, des schémas familiaux.
Il s’agit de comportements relationnels : des « façon d’être avec les autres », appris pendant l’enfance, dans des buts variés, comme « se protéger des autres », ou « une certaine façon de recevoir de l’amour » etc.

« Avant de se confronter au monde, ou à n’importe qui d’autre,

la vraie bataille est de se confronter à soi-même »
Il sera alors temps d’explorer deux choses essentielles, récurentes chez les personnes victimes des prevers narcissiques:

– un manque de confiance en Soi,
– un certain rapport à la souffrance dans vos relations affective avec les autres.
Par exemple, souffrir de l’autre peut-être perçu comme une preuve d’amour.

Ces deux points sont souvent au centre des relations perverses.
Une question essentielle est à se poser : Souffrez-vous d’une pulsion suicidaire due à un tel manque d’amour propre et de confiance en vous ?

Une chose est sure, le simple désir de vouloir sortir de cette relation perverse prouve que vous avez contacté l’instinct de survie. Vous êtes donc sur le point de vous sauvez de vous-même. Une psycho-thérapie pourra vous aider vraiment, surtout lorsque vous serez tenté de baisser les bras. De plus, elle vous permettra de vous détacher de votre sentiment de culpabilité 

Qu’est-ce qu’une psycho-analyse pourra m’apporter ?

En entrant en analyse avec votre thérapeute, vous serez accompagné de façon non directive, afin de déceler vos mécanismes inconscients.
Avant tout, le côté « non directif » va vous permettre de vous prendre en main, et ainsi de conforter votre confiance en vous. Ensuite, il sera question de prendre soin des blessures de votre enfant intérieur.
Vous apprendrez à faire ce qu’il faut pour vous aimer comme il se doit, et cela vous aidera vraiment à ne plus être dans la dépendance affective !

Bien entendu, la dépendance financière est certainement la cause la plus délicate, surtout par ces temps de crise. C’est pourquoi il est impératif de retrouver confiance en vous pour mettre en place votre changement de vie, trouver un travail, etc. et aussi de vous entourer de personnes de confiance qui sont totalement avec vous. N’oubliez pas que vous êtes en danger, et qu’il en va de votre santé psychique.

La plate-forme d’appel du 39 19 est désormais accessible gratuitement depuis un téléphone portable.

Ce numéro est ouvert du lundi au samedi de 8 heures à 22 heures (les jours fériés de 10 heures à 20 heures). Ce service répond à toutes les formes de violences :

– violences physiques, verbales ou psychologiques (à la maison ou au travail),

– Agressions sexuelles et viols.

Ce numéro, déjà gratuit depuis un poste fixe, est invisible sur les factures.

Plus aller plus loin : 

Une page facebook : https://www.facebook.com/avecunerose

Sortir de la dépendance affective : http://web-therapie.fr/articles?id=15

Emission de radio « Prévention Santé » sur la thématique Les pervers narcissiques, les reconnaitre et les éviter. : http://www.prevention-sante.eu/podcast/les-pervers-narcissiques-les-reconnaitre-et-les-eviter-14-janvier-2013/

Lecture « Le Dieu pervers » de Maurice Bellet : http://www.mauricebellet.eu/v1/index.php?option=com_content&task=view&id=6&Itemid=9

Comment on en arrive au suicide ?

Tout le monde peut avoir, un jour, envie de se suicider. Il suffit d’une seconde, d’une idée, d’un geste… quel que soit l’âge, quel que soit la raison…

En règle générale, plus la personne est jeune et sous l’effet du stress, plus le passage à l’acte est rapide et non réfléchit. Il faut savoir qu’en moyenne, entre 40 et 100 enfants de moins de 12 ans se suicident chaque année en France.
( source : http://www.lepoint.fr).

Lorsque cette pensée devient récurante, il est vraiment essentiel de se faire aider, de contacter un professionnel, quelqu’un qui sera vraiment à l’écoute et capable de comprendre la souffrance et la violence intérieure qui nous envahissent dans ces moment là..

Car il s’agit bien d’une forme de violence… rentrée, retournée contre soi, issue d’une tristesse profonde… une tristesse qu’on ne parvient pas à exprimer parce que personne n’y est pour rien… mais cela nous fait souffrir à un point qu’on ne le souhaiterait même pas à notre pire ennemi.

Et un sentiment d’être seul… si seul.

Le suicide devient l’unique échappatoire.. la seule issue. Rien ni personne ne peut nous aider.

Mais, en vérité, la personne qui puisse vraiment nous sauver, c’est nous-même. A condition de ne pas s’abandonner soi-même… En trouvant le courage de se cramponner à la vie. En demandant de l’aide a un psychothérapeute. Il nous tendra une une main… mais c’est à nous de nous y accrocher.

« il faut avoir traversé le désert glacial de l’idée même du suicide, pour pouvoir apprécier se supplément de vie que l’on s’accorde »

Comment tout commence ? 

Il y a toujours, d’une façon ou d’une autre,  un certain manque de confiance en soi. Un besoin d’être avec les autres. Souvent, la personne qui se suicide est décrite comme « quelqu’un qui a toujours été là pour les autres plus que pour lui-même« … et avait souvent tendance à s’oublier… ou à se « faire oublier »… en faisant passer les autres avant, en ne cherchant pas être considéré par les autres. Une personnalité plutôt introvertie, mais au fond en attente que l’autre vienne, en sincérité, en profondeur, juste pour dire à quel point on compte à ses yeux… cela peut-être issu d’un deuil non fait, ou d’une déchirure affective, quelqu’un nous manque… et ce manque empêche d’accéder à la plénitude…

Il y a donc souvent en trame de fond, un manque de reconnaissance, un besoin d’être pris en considération, une impossibilité d’exprimer ses sentiments…
Puis, un jour, un drame, une situation problématique grave et difficile, et la personne se retrouve seule pour faire face… et elle n’arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles une solution a son problème. Amis… famille… personne ne semble pouvoir l’aider.

Lors d’une première crise, la personne éprouve un besoin de fuir la douleur. L’idée du suicide comme solution possible, traverse l’esprit. Cette idée peut très bien disparaître et ne plus jamais réapparaître. Il me semble que tout le monde connait cela une fois dans sa vie…

Si ça continue ? 

Si les choses ne s’arrangent pas, les idées suicidaires peuvent réapparaître plus régulièrement. Alors, il se peut qu’elles prennent de plus en plus de place, elles reviennent de plus en plus souvent dans l’esprit… Elles sont présentes plus longtemps, et, petit à petit, elles finissent par faire partie du quotidien..

La personne peut en avoir parlé autour d’elle, sans avoir vraiment été entendue, prise au sérieux.. Il faut dire que ce genre de discours fait peur à celui qui l’écoute. La première réaction saine est la fuite, la non acceptation de cette idée ! c’est impossible d’aller dans son sens !
Alors l’isolement devient peu à peu total : on ne se confie plus. Comment dire à ceux qu’on aime que c’est cette vie que l’on n’arrive plus à supporter? et que l’on ne sait pas comment trouver la force de tout recommencer.. de repartir à zéro… et que de toute façon à quoi bon ??

Quand l’idée du suicide prend toute la place :

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes, et peuvent devenir obsessionnelles*. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n’est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance et son isolement. C’est la période de rumination. Les psychiatre proposent souvent des antidépresseurs… mais s’agit-il réellement d’un état dépressif* ? A ce stade, il se peut que la personne suicidaire rejette l’autre. Toute relation peut devenir source de conflit.

Il me semble essentiel à ce stade d’accompagner la personne vers un retour à la nature, de l’aider à sortir de son isolement et surtout de retrouver des bases saines dans ses repères quotidiens : être en présence profonde et sincère, sans forcément parler, partager des repas avec des personnes agréables, marcher en forêt, manger des fruits et des légumes crus (c’est à dire se nourrir du vivant !) et s’arranger pour être entourer d’enfants (en passant des moments dans les jardins publics, par exemple…). Ceci peut sembler anodin, mais n’est-ce pas des repères simples et des moments où il est possible de trouver la vie agréable qui est essentiel d’apporter ?

Si l’idée du suicide devient une idée fixe ?

Il s’agit de la période de Cristallisation
A ce stade,  la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance. Elle travaille alors à la période de Planification du suicide

« Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification du suicide s’est précisée : le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de son suicide comme un apaisement, une issue, un répit. »

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

Mais il est important de savoir que la personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. C’est elle qui détient entre ses mains son avenir. Il ne s’agit plus de l’état dépressif où la personne avait le sentiment de « subir sa vie »… elle est plutôt dans l’idée de « maitriser sa mort » !

« Il est plus difficile de vivre que de mourir »

Le passage à l’acte :

Une personne qui souhaite réellement mettre fin à ses jours n’en parlera à personne. Il ne s’agit pas de prendre le risque que l’on vienne l’empêcher de parvenir à ses fins !

Ce point est essentiel pour distinguer les personnes suicidaires des personnes en souffrance pathologique, manipulatrices, qui menacent de se suicider à chaque fois qu’il s’agit d’obtenir quelque chose d’une autre personne.

La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.
Il n’est jamais trop tard pour choisir de revivre.

« Il faut du courage pour se suicider.. il en faut encore plus pour y renoncer. »

Ceux qui restent :

Il est très difficile d’accepter le suicide d’un proche. Nous sommes partagés entre la tristesse profonde de la perte, le sentiment de trahison de ne pas avoir été dans la confidence. Le sentiment d’impuissance de n’avoir pas pu être là, la culpabilité de n’avoir pas vu venir, de n’avoir pas su écouter, entendre, ou d’avoir minimisé la détresse de ce proche qui ne laissait rien paraître..

Il est nécessaire que les proches se soutiennent moralement et restent soudés entre eux.

L’idéal est de se regrouper pour partager les sentiments de chacun, ce qui permettra vraiment de se rendre compte que personne n’est fautif. Il me semble nécessaire de demander un soutient psychologique pour faire ce débriefing, et que chacun ensuite entame une psychothérapie personnelle, en particulier la personne qui à découvert le corps, et d’autant plus si il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent.

« Plus la prise en charge psychologique se fera tôt,

moins le traumatisme aura d’impact. »

Oui… il faut être conscient que c‘est un traumatisme, au delà d’un simple deuil. Il ne s’agit pas d’une façon « naturelle » de mourir. Et même si l’on « sait » que cela existe, notre psychisme n’est pas capable d’intégrer que ça puisse arriver à une personne de notre entourage.

Le choc est toujours terrible. Chaque personne se trouve profondément changé après un événement aussi marquant. Les phrases comme « ce n’est pas possible… je n’arrive pas à y croire… » reviennent longtemps dans les esprits.

La prise en considération du traumatisme sera nécessaire pour permettre de faire pleinement le deuil de la personne. Et surtout, de garder un souvenir de quelqu’un dans son entière identité, et non de rester focalisé sur la façon dont s’est déroulé sa disparition.

 

A la mémoire de mes amis :
Laurent, Phillippe, Arnaud, David, Jean-Mo, Henry.

 

« La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur… »

Carl Gustav Jung.

Le puits de jerome Boulbes par larduxfilms

 

Liens utiles : 

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00.

SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

 

* On sait que dans l’état dépressif, les personnes font part de leur envie de se suicider. Mais souvent la maladie les rends trop faible pour passer à l’acte.
Dans les épisodes maniaco/dépressifs, le risque de passage à l’acte est réel et plus élevé dans les périodes marqués par la manie.
Pour en savoir plus sur

– les troubles bipolaires :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire 

– la dépression

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pression_(psychiatrie)

– l’obsession

http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsession_(m%C3%A9decine)

Psycho-Somatotherapie

Psycho-Somatotherapie

La Psycho-Somatothérapie est une forme de psychothérapie créée et enseignée à l’Ecole Européenne de Psychothérapie Socio et Somato-Analytique (eepssa).

Cette école a été fondée en 1987 par le Dr Richard Meyer, Psychiatre, ancien interne du CHU de Strasbourg, ancien médecin assistant de l’université de Lausanne et membre de l’académie de médecine de Pologne.
Il possède un deuxième doctorat en sociologie et ethnologie (Paris Sorbonne).

Dans les disciplines qu’il développe, la dimension corporelle, « somato », est intégrée aux deux autres dimensions, psycho- et socio-, pour constituer une approche globale du patient, à la fois thérapeutique et analytique. C’est ce qu’il nomme « la méthode pleni-intégrative », visant à combiner différentes méthodes thérapeutiques afin de s’adapter au patient. La personne est « active » physiquement pendant les séances, de façon corporelle, et devient donc actrice de son propre changement.

S’engager dans une psycho-somatothérapie :

«un patient qui a franchi la porte du cabinet

à déjà parcouru la moitié du chemin vers le mieux-être ».

Les qualités requises pour le praticien ainsi que le contrat de réussite pour la personne qui s’engage sont : l’honnêteté, l’engagement personnel, la modestie, et le respect.

Il est essentiel que la personne soit dans une réelle volonté de changer, d’évoluer et qu’elle soit en quête de développement personnel.

Le psycho-somatothérapeute à parcouru le cheminement de sa propre quête pendant ses années de formations, qui sont expérientielles et obligatoirement accompagnées d’un suivi psychothérapeutique en parallèle de l’école. Il est donc entré dans une personnalité de thérapeute par l’apprentissage et le travail sur soi. Il a également engagé un travail d’exploration, visant à définir ce qui l’a amené à vouloir devenir thérapeute, défini ses motivations, développé sa propre démarche.

La formation intégrative proposée par Richard Meyer, permet au praticien d’inclure tout ce qui le constitue dans sa dimension d’être thérapeute, d’adapter ses propres outils dans sa démarche, en bénéficiant de la possibilité de suivre un parcours de formation varié, incluant les grands courants validés : cognitivo-comportementaux, stratégico-systémiques, somatothérapeutiques-somatoanalytiques, humanistes-transpersonnel et psychanalytiques.

A chacun ensuite d’approfondir son parcours au travers de divers spécialisations proposées.
« Richard Meyer a réalisé sa vision, celle d’un lieu qui réunit les courants, plutôt que de les diviser, puisqu’il s’agit d’aller vers un but commun :celui d’apporter une source de savoirs, un lieu d’échanges et de création sur le thème de l’humain »!

« Il n’y a pas tout, mais il y a Plein »…

R.Meyer

La formation à la Psycho-Somatothérapie inclut 3 dimensions :

1/ La dimension théorique mise en application :

  • une formation en psychologie apportée par des études de cas et des mises en situations en plus des références théoriques.
  • une formation en techniques corporelles en experientielles (c’est à dire expérimentées sur soi)
  • une formation aux pratiques en solo, en individuel (c-a-d en couple thérapeute/patient), et en groupe (dimension familiale et sociale).
  • une intégration sociale (familiale, professionnelle, culturelle, spirituelle…)

2/ La dimension corporelle qui développe 3 savoirs :

  • un savoir-faire : c’est l’apprentissage de techniques efficaces, originales, nombreuses, fonctionnelles et différentes afin de correspondre à chacun
  • un savoir-être : le praticien développe une faculté de connexion entre ses différentes fonctions psycho- somato- et socio-, en même temps qu’il développe chacune de ces fonctions en lui-même.
  • Un savoir-jouir : savoir partager la jouissance de chacun, de son esprit, de son corps, de ses fonctions corporelles, et également d’éveiller cette énergie de jouissance chez les patients.

3/ La cure séquentielle :

Richard Meyer forme ses élèves à la « cure séquentielle ». Il s’agit d’une organisation des méthodes afin de les rendre complémentaires, dans une continuité logique et claire.
Dans la pratique, cela consiste à changer la durée du traitement selon les demandes du patient, l’amélioration ou la stabilisation de son état, sa volonté d’approfondir sa connaissance de soi.
Nous sommes avant tout des êtres créatifs, et chacun sait à quel point cette notion est essentielle dans le parcours vers la guérison !

Construction de la méthode :

Afin de répondre à la diversité, le Professeur Meyer a entrepris un travail d’analyse de la méthode.
« qu’est-ce qu’une méthode thérapeutique ? Quels sont les éléments qui permettent de construire une méthode ? »… Voici une desciption succinte de la démarche :

Les facteurs

Les différents facteurs qui entrent en jeu dans toutes les méthodes psycho-somatothérapeutiques sont tout d’abord les facteurs organisateurs :

  1. un canal de communication : verbal, corporel, médiatisé (art, animaux…)
  2. un cadre de vie : solo, duel (principal), couple/famille, groupal (20%)
  3. une durée : courte (< 20 séances), intermédiaire (<60 séances, soit 1 à 2 ans), et longue (>2 ans)

Les infrastructures matérielles, relatives à la demande du patient selon sa problématique et ce qu’il souhaite aborder.
quelques exemples d’infrasctructures :

  1. solo + durée courte à moyenne = méditation, relaxation…
  2. duel + verbal + corporel + durée courte = méthodes comportementales
  3. longue + duel = aliance thérapeutique = psychanalyse

La durée détermine l’entrée en thérapie courte, moyenne ou longue selon le développement de la dimension affective, qui est propice au transfert.

 Attitude du thérapeute :

  • durée courte = directif
  • durée intermédiaire = mi-directif, mi-analytique
  • durée longue = analytique

Le thérapeute doit adhérer à la règle des 3 « P » : Présent + Positif + Plénier

cela implique :

  • pas d’arrières pensées ou d’idées secondes
  • un certain art de vivre et de pratiquer.

La Reliance : Que se passe-t-il entre le thérapeute et le patient ?

  • durée courte : intersubjectivité. L’alliance thérapeutique se développe dans la confiance par l’explication, le développement de l’amitié. Le patient explique au thérapeute et celui-ci le comprend, le conseil, le soutient, l’écoute…
  • durée intermédiaire :  l’attachement. Se développe à partir de 20 séances environs. L’attachement qui apparaît chez le nourisson a partir de 6 mois, se développe jusqu’à ses 3 ans. C’est là aussi que vont se développer les résistances, les mécanismes de défense etc… qui pourront être dévoilées ici dans la relation thérapeutique pour entrer progressivement vers un début d’analyse.
  • durée longue, analytique :  le transert. La relation devient transférentielle lorsque l’on poursuit une thérapie avec le même thérapeute au-delà de 2 ans. (selon les cas, on parle de transfert positif ou négatif). La psychanalyse, c’est une façon de « déconstruire » la structure sipide mais qui comporte un risque de déstructuration, avec une possibilité de régression (pour les patients aux symptômes archaïques). Le thérapeute doit s’engager à être disponible aussi longtemps que nécessaire envers son patient.

La supervision :

Le psycho-somatothérapeute, tout comme le psychothérapeute, s’engage à s’inscrire dans un groupe de supervision. Il s’agit d’un groupe de professionnels qui se réunissent afin de parler de leur pratique, des difficultés qu’ils peuvent rencontrer, d’échanger et d’approfondir leur méthode. De même, le psycho-somatotherapeute doit s’inscrire dans une démarche personnelle de formation régulière et d’approfondissement de ses propres méthodes dans le but de les adapter constamment aux patients qui le consultent.

En conclusion :

La psycho-somatothérapie est donc une méthode globale, pleini-intégrative, proposant un parcours de formation depuis les thérapies brèves jusqu’à la psychothérapie longue et analytique.

Un psycho-somatothérapeute n’est pas un spécialiste d’une méthode unique. C’est un artisant de l’âme qui à aquis un art de vivre, développé son savoir faire autour de plusieurs méthodes et qui s’engage à parfaire constammement sa boite à outils afin d’assurer un accompagnement personnalisé à chacun de ses patients.

En espérant que cet article vous aura apporté des éclairages sur cette discipline toute jeune. Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site de l’EEPSSA : www.eepssa.org.